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Rourouille

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À propos de Rourouille

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  1. @jo19963 j'ai lu certaines conversations où il était reproché aux personnes de lancer un sujet et de ne jamais revenir sur le fil pour répondre. On disait assez facilement d'eux qu'ils étaient des trolls. Pour ma part, je me sens légitime à répondre au sujet que j'ai moi-même lancé, d'autant que ce que j'y lis me semble ne pas pouvoir rester sans réponse. A priori, vous préféreriez que je retourne à mes boîtes à lunch. Vous seriez peut-être soulagée de ne parler qu'avec ceux avec qui vous êtes d'accord. Belle illustration d'ouverture d'esprit. Plus sérieusement, j'estime avoir le devoir de témoigner de mon ressenti et expérience afin d'apporter un angle de vue différent à la ligne éditoriale de ce forum. Peut-être que cela pourra servir à quelqu'un. Mais il est vrai que, vu les réactions, je partage votre avis: il s'agit peut-être d'une perte de temps supplémentaire, et je vous rassure, mon magasinage concernant mon billet en aller simple est déjà fait.
  2. @PhilMp: elles n'auront pas besoin. Elles sont hyper rentables et en monopole. La Marché canadien des banques est fermé à tout nouvel entrant. Les banques Canadiennes sont au nombre de 7 et elles se sont organisés pour le rester. Ils n'existent donc entre elles qu'une concurrence de façade qui ne prodit que des effets à la marge (petit taux promotionnel par ci par là, à tour de rôle). A tous ceux qui ont eu le courage de lire ce fil de conversation jusqu'au bout: mon mari et moi-même sommes restés locataires au Québec pendant 22 mois, sans acheter alors qu'on le pouvait, car il n'était pas concevable pour nous de prendre des risques sur un emprunt hypothécaire tel qu'il est conçu en Amérique du Nord (Car oui, @kuroczyd ce n'est pas un problème québécois, cette affaire de taux). Nous sommes en effet trop bien habitués (nous avons déjà acheté 3 fois en France) à souscrire un emprunt avec de la sécurité sur la durée (mensualité fixe, taux fixe et faible, durée connue). De plus, le niveau des taux sont historiquement bas au niveau mondial, et à moins d'une grande surprise, ils ne pourront que remonter à plus ou moins grande échéance. Qu'arrive-t-il alors si on a acheté sa maison x milliers de dollars, qu'on rembourse déjà une mensualité de 40% des revenus et que le taux flambe quelques années après l'achat? Nous avons 4 enfants et il n'est pas question de nous placer en situation d'insécurité. Ce genre de soucis n'est pas pour moi, ni celui de devoir renégocier son taux avec la banque tous les ans. Franchement, les banques en France sont comme toutes les banques du monde, de "grandes voleuses", mais elles offrent cette quiétude qui me semble correspondre avec une certaine Dolce Vita. @crazy_marty: ce n'est pas de la mauvaise foi. Ce n'est pas du bitchage. Ce sont des faits. Et puis le disque est rayé dans vos réponses (chialage, risible, etc...). Si tout cela était aussi risible, vous ne prendriez pas le temps de me répondre. Beaucoup de québécois ignorent les pratiques bancaires étrangères. S'ils étaient au courant, peut-être auraient -il envie d'obtenir de meilleur conditions de leur banque. Vous avez oublié de parler de la taxe de bienvenue, non? Même si les frais de notaire sont très élevés en France en comparaison, la tranquillité d'esprit de ne pas risquer une remontée de taux...justement pour moi est une qualité immense car votre taux de 2,19% il est garanti comme de temps?
  3. @Automne et @kuroczyd : ce sont des faits. Vous avez les liens internet à consulter pour le prouver. Si, cela vous deplaît, faites pression au sein d'associations de consommateurs auprès des banques canadiennes pour qu'elle arrêtent de faire un énorme profit sur le dos de leurs clients particuliers. Je pense que si les consommateurs canadiens ruaient plus dans les brancarts, "chialaient" un peu plus comme dirait Automne, et bien des conditions meilleures pourrait être proposées par les banques. Les banques françaises font beaucoup moins de profit que les canadiennes (elles sont d'ailleurs moins solides, ce qui est aussi un problème) et par conséquent, sont plus frileuses pour prêter (elles prennent plus de risques sur leur clientèle de particuliers). Alors, oui, elles prêtent moins facilement. Elles exigent un taux d'endêtement maximal de 33% des revenus par foyer. Quand on se voit refuser un prêt en France, parce qu'on est à 34% d'endêtement, oui on râle. Mais c'est aussi une façon de protéger le consommateur de lui-même. La crise des subprimes n'aurait pas été possible en France. Il n'empêche que quand vous êtes solvables, votre prêt est beaucoup moins risqué qu'au Canada.
  4. Puisque le sujet est arrivé sur la question des banques, et si on parlait crédit, immobilier par exemple (prêt hypothécaire au Québec)? Comparons ce qui est proposé en France: on propose un vrai taux fixe sur 25 ou 30 ans de manière classique (régulière) et très répandue. Oui, vous avez bien lu, le taux reste fixe, n'augmente pas quoiqu'il se passe à l'avenir. Vous n'avez pas à vous poser la question de le bloquer sur 1,2,3, ou 5 ans ou de le renégocier tous les ans (quelle perte de temps ENCORE§). Il est FIXE une fois pour toute pendant 25 ans. Par exemple, sur 25 ans, taux moyen régulier proposé actuellement sur le marché = 2% (FIXE, sur 25 ans, prêt fermé comme on dit au Québec, c'est à dire que si on rembourse par anticipation on doit payer une IRA (3% du montant du capital restant mais plafonné généralement à 1500 euros à négocier). Ce qu'on appelle IRA (Indemnité Remboursement Anticipé se négocie: si vous avez un bon profil, et bien vous pouvez obtenir zéro IRA). Donc, si on a négocié, on se retrouve avec un prêt comme on dit au Québec OUVERT avec un taux fixe pendant 25 ans à 2%, remboursable à tout moment pour zéro indemnité de remboursement anticipé. Pendant 25 ans, si on rembourse mensuellement son prêt, on n'entend plus parler du banquier. voir http://www.empruntis.com/financement/actualites/barometres_regionaux.php Comparons Avec ce qui est proposé au Quebec: voir Desjardins (désolée, je suis chez Desjardins) https://www.desjardins.com/taux-rendement/financement/prets-hypothecaires/ Pour le prêt le plus proche qui est proposé par rapport à ce qui ce fait le plus commun en France, nous retrouvons donc un taux fixe fermé classique de ...6,10% sur une durée de seulement 10 ans (au lieu de 2% sur 25 ans)!!! Autrement dit, après 10 ans, votre taux de 6,10% n'est plus assuré. Il est donc inutile de dire qu'en raison de ce taux trop élevé, personne ne va choisir un prêt fermé fixe sur une durée aussi longue. Pour un taux régulier variable ouvert, Desjardins propose du 3,70% (entièrement variable sur toute la durée du prêt, bonjour le risque quand on sait que les taux sont quasi au plancher et remonteront tôt ou tard). Sinon, on retrouve un taux promotionnel fixe sur seulement 1 an chez Desjardins de 1,84% (à renégocier tous les ans, horreur, comme si on avait que ça à faire), qui dès la deuxième année passe au taux régulier d'au moins 3,14%.WOW, quelle aubaine. On comprend mieux pourquoi les banques canadiennes sont les plus solides du monde puisque en cas de remontée des taux, le risque est supporté par le client.
  5. Des discours comme celui de @PhilMP sont ahurissants, comme ceux de certains autres commentateurs ici sur ce forum, ou sur facebook. Si j'ai écrit le texte que j'ai écrit, à les écouter, ce ne peut qu'être en raison de "tares" personnelles: je n'aime pas m'occuper de mes enfants, je ne suis pas organisée, je n'ai pas préparé mon immigration, j'ai des attentes élevées, je suis une "chialeuse", je suis une "assistée", etc...Il ne leur reste que ce point d'attaque car il est difficile de m'attaquer sur le fond. La seule erreur, à mon sens, que j'ai faite dans mon texte, est quand j'ai évoqué la nécessité de payer mensuellement sa carte de crédit, alors qu'il existe une proécédure automatique, mais à ma décharge, je ne le savais pas et il semblerait que beaucoup d'autres, depuis plus longtemps que moi au Québec, à lire les commentaires, ne le savaient pas non plus. Alors, il reste les attaques personnelles. Normalement un texte qui dit: - Au Québec, il n'y a pas de cantine, on doit se prendre la tête pour l'habillement, les boîtes aux lettres personnelles sont en train de disparaître, on a 4 déclarations d'impôt à faire au lieu d'une, on ne rigole pas avec les règlements, on ramasse la neige et les feuilles plus qu'en France, etc...reflète seulement la réalité, et ne devrait pas attiser autant les passions. En réaction au texte de départ de cette discussion, j'ai lu (surtout sur facebook) des trucs insensés du type: "on ne veut pas de toi au Québec, rentre-chez toi" (comprendre en France), puis un français répond : "Ah, non, ici, on n'en veut pas non plus (comprendre toujours en France). Zut,flûte, je pars où, alors? Prions pour que mon vol retour Air Transat reste coincé au dessus de l'Atlantique, pour faire plaisir à toutes ces aimables personnes... Si j'étais issue d'une minorité ethnique, je pense que ce type de propos aurait provoqué une volée de bois vert à leurs auteurs, mais là, non, au contraire, pluie de like, bisous, coeurs avec les mains...Que cela dégouline la pensée unique qui ne tolère aucun son de cloche discordant. J'ai même lu plusieurs commentaires de personnes en attente de leur CSQ, qui n'ont jamais vécu au Québec, qui ont 22 ans, pas de conjoint, pas d'enfants, pas de maison, pas de travail, et qui commentent pour dire que ce que j'écris est faux. Que ces personnes immigrent d'abord, trouvent un travail, fassent 4 enfants, vivent au Québec, et on en reparle lorsqu'elles en seront à rappeler leur déménageur international pour réserver leur container retour. Mon impression est que nous avons à faire, non pas à des commentateurs, mais à des militants et parfois, à de féroces convertis (des français immigrés au Québec qui ne tolèrent aucune critique sur leur pays d'accueil). Attention, la pente est savonneuse quand l'esprit critique est anesthésié pour servir des causes politiques. Je rajouterai que lorsqu'on trouve un paradis, on est normalement tenté de le garder pour soi. Je ne comprends donc pas cette passion de vouloir convaincre autrui d'immigrer au Québec.
  6. @philMP: Quel beau donneur de leçons vous êtes! Vous comptez maintenant m'apprendre à élever des enfants et à tenir une maison ? Vous croyez que je gère une famille et une maison pour la 1ère fois de ma vie (je n'ai pas 20 ans et je n'ai pas attendu d'être au Québec pour pondre mes 4 enfants d'un coup, à vous écouter...). Figurez-vous que j'avais déjà une maison en France et 4 enfants avant d'arriver au Québec. Relisez-mon texte. Donc qui êtes-vous pour vous permettre une telle condescendance? Vos commentaires ont pour seul but de me faire passer pour une mère indigne, doublée d'une feignasse. Tout pour décrédibiliser mon discours plutôt que d'accepter de regarder une réalité qui dérange. Quel manque d'élégance!
  7. @PhilMP @juetben J'assume complètement ma position et confirme à 100 pour cent ce que j'ai écrit. Je ne suis donc pas à l'origine des changements de titres. J'aime bien le dernier proposé, je trouve qu'il résume bien aussi, mais je n'ai pas demandé de modification. @Laurent Pouvez vous nous expliquer d'ailleurs à tous pourquoi vous pensez que ce dernier titre convient mieux que les précédents? Ce serait sympa et éviterait que PhilMP fasse des suppositions éloignées des faits.
  8. Quand je pense qu'il y en a certains qui disent que je suis de mauvaise foi, alors que dans les réponses dans ce sujet on peut y lire, en vrac, des arguments qui me semblent être des summums caractérisés de malhonnêteté intellectuelle (je n'ai pas hiérarchisé mes remarques, mais c'est tout et n'importe quoi). J'illustre mes propos: - une famille de 4 enfants, ce n'est pas une famille nombreuse d'après un commentaire. D'après certaines réponses, il faudrait en avoir 9 ou 10 pour pouvoir porter cet étendard et avoir le droit de la ramener. Il faut savoir que seulement 2,7% des familles au Québec ont 3 enfants et plus (bref, avec cette définition seules 0,01 % des familles sont des familles nombreuses). Bon. Je viens donc d'apprendre que je n'ai qu'une toute petite famille...Pourtant, je ne compte plus les remarques de Québécois qui me disent "Wow, vous avez 4 enfants? C'est courageux!" Ces gens-là avaient élevé en général, un enfant ou max 2, et semblaient déjà bien éprouvés rien qu'à l'idée de s'en souvenir. - J'ai aussi pu lire "Le Drive a déjà été tenté au Québec fin des années 1950 et comme cela ne marche pas, l'idée a été abandonnée". Donc, ça ne marche pas. Passons à autre chose. Le fait que depuis 1958, le taux d'équipement voitures ait augmenté, et qu'internet ait modifié les habitudes de consommation et permette de commander sans se déplacer avec visualisation instantanée des produits disponibles, ne changent donc rien? Ca a été tenté, pas la peine d'y revenir donc. Ok, soyons satisfaits de tout cela. - Le fait que le médecin du labo mettent 15 jours à valider les analyses, les envoie par fax au médecin de famille qui doit les valider à son tour avant de les transmettre au patient, c'est super! A quoi ca servirait d'avoir ses résultats par mail dans la journée? Hein? Ah quoi? Pourquoi faire vite quand on peut faire lentement en donnant toujours plus au médecin du pouvoir de contrôle sur la vie des gens... - J'ai lu aussi, à quoi ça servirait de lire ses résultats directement par mail, puisque n'étant pas médecin, il ne faut pas se croire sorti de la cuisse de jupiter (ce qui veut dire si on est pas médecin, on est donc idiot)et qu'il n'était pas possible de lire les fourchettes indiquées pour vérifier qu'on était dans la normalité sans se tromper ou tomber dans une grave anxiété. J'ai cru comprendre aussi qu'on risquait à cause de tout cela de tomber dans l'hypocondrie et de refuser les vaccins pour les bébés, et que tout cela conduisait à la malnutrition, etc...Aie, aie, aie. Quoi dire? - J'ai lu aussi de graves contre- vérités diverses sur la France, et autres fadaises, telles que la rigolotte référence au salaire indécent des laborantins qui seraient exploités. Leur salaire moyen est de 1915 à 2328 euros par mois source Google. C'est vrai qu'il ne leur manque que le fouet. Je passe aussi sur les médecins français fans de golf et qui pressurisent l'infirmière pour qu'elle donne ses prélèvements avant midi...Tout cela, décidèment, prouve que les résultats d'analyses par mail dans la journée, c'est vraiment une énorme bêtise!! Vous avez raison, je suis convaincue. - Au sujet du faible débit internet, au France, oui, le débit moyen est à la traîne, mais les villes sont dotées de la fibre qui progresse vitesse grand V et qui propose des vitesses hallucinantes à de plus en plus de monde. voir http://www.lesnumeriques.com/vie-du-net/2-millions-d-abonnes-fibre-en-france-mais-debit-moyen-a-traine-n61781.html. Mes amis ont tous la Fibre, que ce soit orange ou free pour des prix variant de 29,99 euros à 39,99 euros mensuels pour de la consommation ILLIMITEE. Les débits annoncés sont - Jusqu’à 1Gbit/s en débit descendant. - Jusqu’à 200 Mbit/s en débit montant. Les débits réels descendants réels sont souvent plus proches de 500 Mbits/s mais cela reste de l'instantané (le film se télécharge en quelques secondes!!!) Il y a très peu de coupures avec la fibre, plusieurs TV sont branchées en wi fi, et plus de 300 chaines pour le prix. Il est vrai que la fibre est en cours de développement et il faut habiter en ville pour en bénéficier (toutefois, je suis originaire d'une ville plutôt modeste et tous mes amis ont la fibre). - Au fait, en parlant de coupures, je vous ai parlé du nombre de coupures électriques que nous avons eues au Québec depuis que nous habitons là? Je ne vous parle pas d'internet, mais d'électricité (plus de lumière, plus de chauffage, plus de wifi )! Noel 2015, au moment de mettre la dinde dans le four électrique, panne jusqu'au lendemain midi. C'était un peu tristouille. - En plus, je lis que le concours de l'Eurovision n'est pas prestigieux!! Alors, là, c'est ce qui me met le plus en boule. Quel manque de respect! Bref, comme vous l'aviez compris, la référence à l'eurovision était de l'humour, mais il semblerait que vous ne riiez qu'à vos propres blagues. La lecture de tout cela me laisse entendre que : soit: les personnes qui commentent n'ont pas vécu en France depuis de longues années Soit, ont des lectures biaisées de la réalité Certains doivent être réfractaires au progrès ou adorent payer très cher le monopole des fournisseurs internets au Québec.
  9. Les classements américains avec en résultat, le Canada en n°1 sur la qualité de vie, c'est comme le concours Eurovision avec la Finlande qui vote tout le temps pour la Suède. Peu importe la qualité de la chanson, La Finlande donne toujours ses "12 points" à sa voisine pour d'obscures raisons un peu politiques... En tout cas, en ce qui me concerne, vu du petit bout de ma lorgnette, ma qualité de vie a diminué depuis mon arrivée au Québec. J'en suis la première désolée. Mais comme le U.S. News & World Report n'est pas venu m'interroger, ni moi, ni les quelques autres chialeurs professionnels que ce forum a vu passer depuis des années et qui sont, depuis le temps, certainement rentrés dans les jupons de leur mère patrie...le résultat est donc là. Ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit: je n'ai pas dit que la qualité de vie était mauvaise au Canada, j'ai dit qu'elle était moins bonne qu'en France, du moins pour une maman qui travaille avec 4 enfants. La qualité de vie au Québec, versus une majorité de pays, et encore plus, comparativement aux zones du monde où le matin en se réveillant, on se demande si on sera encore en vie le soir, si on aura le droit de s'exprimer auprès de son mari/patron/voisin et/ou si on trouvera à manger dans les magasins, est excellente. Il est certain que lorsqu'on on est réfugié au Canada, je pense qu'il est facile de penser qu'on a trouvé un paradis. A mon avis, il reste même plus agréable de vivre au Québec que dans certains états du Nord des Etats-Unis. Du moins, moi, à choisir entre Montréal et New-York par exemple, je reste au Québec sans hésiter. Car les problèmes de Boîte à lunch, l'habillement oignon des enfants, météo avec neige à pelleter, coût de la santé, qualité, diversité de l'alimentation et règlements appliqués à la lettre avec surveillance citoyenne de chacun par chacun sont encore plus flagrants. Pourtant, les Etats-Unis jouissent d'une image hyper positive, en général, en France (Certainement grâce (à cause) des valeurs véhiculées depuis la fin de la seconde guerre par le cinéma hollywoodien).... Peu de mes concitoyens refuseraient une green card alors que je ne suis pas sûre qu'à terme, ils ne reviendraient pas, eux aussi, en Europe. Ainsi, comparé à la France, qui, certes, rencontre deux lourds problèmes de société (le chômage et la sécurité) qui parfois, poussent les gens à s'expatrier, la vie quotidienne canadienne me semble plus compliquée. Il y manque la Dolce Vita (Douce Vie, littéralement), le fait de laisser couler, et de se laisser couler dans la vie, de pouvoir s'arranger, négocier, trouver des chemins de traverse, et non toujours faire comme c'est marqué dans le règlement. Les classements "Canada n°1" confèrent au pays un côté "Bon élève", qui reçoit de belles appréciations des professeurs, mais qui finalement cache beaucoup de failles sous sa belle chemise blanche et ses cheveux bien coiffés. Le "trop beau" m'a toujours semblé un peu suspect. Tellement lisse. Et ces failles, personne ne semble avoir intérêt à en faire la publicité... La France est loin d'être parfaite, mais elle, elle ne dit pas qu'elle l'est.
  10. Voyez, je n'avais même parlé du problème des prises de sang. En France, on appelle un labo le soir à 17h, on a rdv le lendemain ou le surlendemain, à 7h30 si on a besoin d'une prise de sang à jeun. Puis, à 15h, le jour-même les miracles de la médecine doublée de la technologie : nous recevons un petit mail sur le smartphone avec les résultats. Et oui...tout ça dans un labo public. Je ne parle même pas des infirmières libérales qui peuvent venir le matin chez vous vous faire votre prise de sang alors que vous êtes toujours au lit, en pyjama.Bien sûr dans cette deuxième option, comme votre échantillon ne sera déposé au labo que dans la journée, vous aurez les résulats (toujours par mail) que le lendemain...Alors peut-être que certains vont dire que dans les campagnes, c'est plus compliqué. Peut-être. Mais moi je vous parle d'une comparaison grande ville française/ grande ville québécoise (Montréal). Quand je pense au calvaire que j'ai vécu pour récupérer les résultats de ma seule prise de sang effectuée au Québec: - 15 jours après, je n'avais aucune nouvelle. J'appelle mon medecin de famille, je tombe évidemment sur sa secrétaire, qui vérifie: elle n'a rien reçu. Elle me dit que c'est normal qu'avec les fêtes (cétait en Décembre), cela prend plus de temps. Janvier arrive, toujours rien. La secrétaire envoie un fax (un fax, non, mais, cela existe encore ces machins-là? et les courriels, ce ne serait pas plus rapide?) pour relancer. Une semaine après. pas de nouvelles, alors je rappelle. Ah oui, le médecin de famille a bien reçu les résultats mais il n'a pas eu le temps de les regarder. Comme demain, il ne sera pas là (il travaille aussi certains jours à l'hôpital), il pourra peut-être les regarder jeudi. Bref, quasi un mois pour obtenir un résultat, somme toute banal. La médecine québécoise infantilise les patients qu'elle considère comme incapables d'interpréter des analyses sans paniquer. Avec la pénurie de médecins, je conseille l'abandon du fax pour gagner du temps, parce que là, entre les explications du type "le fax s'est perdu", "le médecin n'a pas eu le temps de regarder ses fax", c'est un temps fou perdu pour le patient...
  11. @quebeclove5014: en tant que "chialeuse", je m'adresse donc aux seules personnes susceptibles de me comprendre, à savoir les "chialeurs", présents, passés et en devenir, déjà au Québec ou en passe d'arriver. Ainsi, puisque cette catégorie de personnes n'est pas la bienvenue, vous devriez me remercier: peut-être que mon petit texte vous évitera d'en accueillir d'autres à l'avenir. Franchement, je vous rends service. Les autres, les "esprits positifs et ouverts" viendront quand même, quoiqu'ils lisent. Ensuite, si vous aviez lu un de mes précédents messages, vous sauriez que nous avons effectivement l'intention de rentrer vivre en France. Seulement, cela ne se fait pas du jour au lendemain. Nous attendions les résulats de l'election présidentielle française pour acter notre décision, ainsi que la fin de l'année scolaire pour déménager. Retour prévu cet été.
  12. @quebeclove5014: vous ne servirez pas votre cause en voulant éviter les débats. Vous ne tolérez donc que les messages "sirop d'érable, grands espaces et nuées de roses", à ce que je comprends. Ne regrettez pas, dans ces conditions, que les immigrants ne se soient pas assez renseignés avant, s'ils n'ont pas la possibilité de lire un autre son de cloche. En finir par évoquer la "xénophobie" (contre qui, les Africains? Je n'ai pas compris, tout ça parce que je dis que les boîtes à lunch sont pénibles, les impôts compliqués et l'absence de poste à domicile regrettable?) se rapproche du point Godwin. Pour revenir au sujet: Les boîtes à lunch, ce n'est pas si simple, comme le laissent entendre une majorité de personnes de ce forum. A noter la problématique des boîtes à lunch n'est pas spécifique au Québec. C'est pareil dans tout le Canada et aux Etats-Unis, et dans d'autres pays du monde. La France fait office de pays priviliégiés avec ses cantines présentes dans quasiment toutes les écoles. Je vous laisse découvrir deux liens: http://myfrenchcity.com/edition-nationale/vie-pratique-usa/vie-quotidienne-usa/lunch-box-cauchemar-americain/ et surtout: le casse-tête des boîtes à lunch ici http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/683996/boite-lunch-allergies Pourquoi les boîtes à lunch, ce n'est pas simple? D'abord, car cela prend du temps, multiplié par le nombre d'enfant, de l'équipement (un emballage type boîte en tissu doublée isotherme par exemple, des contenants pour verser les plats, des contenants pour l'eau, des couverts, une serviette) et la nécessité de les nettoyer (prévoir de doubler les contenants repas afin de les faire passer au lave-vaisselle le soir alors que leur double est prêt à partir, rempli déjà rangé dans la boîte à lunch du lendemain). Ensuite des problématiques diverses se greffent à cette logistique (le goût des enfants se heurte souvent aux souhaits des parents qui préfèrent préparer des légumes que des pâtes et aux réglements scolaires). 1. Problème de contenu Il s'agit de constituer des repas variés, appéciés de ses propres enfants, équilibrés (sinon, autant les laisser manger un hot dog tous les midis au snack) et qui ne comportent pas d'allergènes (psychose nord-américaine sur les allergies voir l'article "casse-tête des boîtes à lunch"). La problématique doit de plus s'accompagner de cette question: dans le cas où l'enfant n'aura pas accès au micro-onde, ou s'il n'en a pas le temps car la pause du midi est courte et que les micro-ondes seront pris d'assaut, est-ce que le repas sera mangeable froid? Il faut tenir compte des réglements scolaires qui interdisent donc les aliments suceptibles de provoquer des allergies (la liste se rallonge tous les ans), les aliments trop gras ou sucrés (pas de friandises, pas de barres chocolatées...). 2. Problème de contenant Les contenants lunch en verre rectangulaires (2,50 dollars chez IKEA) sont idéales pour le micro-onde mais elles se cassent. J'en rachète une tous les 15 jours environ. Pourquoi? La pause du midi est courte et les micro-ondes peu nombreux dans les écoles. Alors, les boîtes verre ou plastique sont mises emplillées au micro-onde par 3 ou 4. Un enfant prend sa boîte du dessous un peu brutalement, et c'est les deux du dessus qui tombent et se cassent. Double-peine: l'enfant dont la boîte vient de tomber au sol ne mangera pas à midi de repas chaud (tout le repas est par terre) et les parents doivent racheter un nouveau contenant. A cela se rajoute le programme écologique 'anti-déchets" des écoles: un enseignant passe dans les rangs pendant le dîner des enfants et inspecte les couverts et contenants. Si la boîte à lunch de l'enfant est "green" (comprendre pas de plastique, pas d'emballage papier, pas de bouteille eau plastique, mais un contenant en verre, des couverts métal, une gourde pour l'eau et une serviette papier) alors l'enfant reçoit un bon point (et les parents, pour devoir laver le tout le soir, ils reçoivent quoi?). Il existe donc une pression sociétale portant à la fois sur le contenu et le contenant. Le parent doit donc certes préparer une boîte à lunch, mais une boîte à lunch répondant à la fois aux besoins nutionnels de l'enfant, aux goûts de l'enfant et conformes aux directives de l'école.
  13. Les remarques du type "fallait se renseigner avant" sont stériles, même si j'ai remarqué que c'était le premier réflexe de beaucoup. Car comme pour conduire une voiture, on a beau se "renseigner" avant, lire des livres sur la mécanique, essayer de comprendre comment marche un moteur, et comment on pilote, tant qu'on n'est pas au volant, on ne sait pas bien comment cela se passer. Il faut être humble sur ce point et l'avouer. Pour répondre à @resterzen : Je pense en effet ne pas avoir détaillé (ou mal) les raisons de notre venue Nous sommes venus ici pour trois raisons principales (je n'ai pas voulu m'apesantir dessus avant ou parfois les ai-je balayées d'un revers de main car je sais que notre profil n'est pas le plus fréquent). Nous avons en effet un profil de gens d'affaires bien que nous ayons suivi le programme travailleurs qualifiés en raison de nos diplômes et expériences (plus rapide). - l'envie de partager une expérience à l'international en famille, pour voir comment ça se passe ailleurs. Le Québec était une possibilité parmi d'autres, mais l'usage du français était rassurant pour l'intégration scolaire des enfants. Nous lisions énormément de bien sur ce pays. Mon mari est allé à diverses réunions de présentation à Paris et nous avons passé plusieurs vacances hyper agréables en diverses saisons au Québec avant de prendre notre décision. J'ai été séduite par l'air pur québécois (intolérable Diesel français), les paysages superbes, etc... - une opportunité professionnelle qui s'est présentée au Québec que nous aurions regrettée de ne pas avoir saisie. - un climat des affaires favorables aux TPE/PME (nous avions un projet d'investissement au Québec que nous allons abandonner) Nous ne sommes pas venus ici pour fuir quoique ce soit. Nous avions en France un excellent confort, une bonne optimisation fiscale (parce que sinon, je comprends que l'on parte aussi pour cela!), de bonnes écoles avec de bonnes cantines. Le climat français que nous avons quitté était tendu, avec des craintes croissantes concernant l'insécurité et les risques terroristes mais nous étions en zone plus préservée que l'Ile de France, bien que personne ne soit à l'abri. Nous n'avions pas de problèmes professionnels. Je ne peux donc pas témoigner de problèmes de chômage, en France, je pense qu'ils sont pourtant la cause n°1 de tous ces départs de jeunes vers d'autres contrées. Ce que j'ai écrit dans mes messages successifs sur le forum était à chaque fois "Ma Vérité du moment". Je n'ai pas essayé de dire autre chose que ce que je pensais sur le moment. Je suis consciente qu'il ne s'agit que de MA Vérité et qu'en plus, ma vision evolue en fonction des événements. Je suis passée par plusieurs étapes, différentes, ce qui peut -être vous a laissé penser que je perdais en crédibilité parce que parfois je voyais les choses avec une nouvelle teinte. Pourtant, toutes les anecdotes, mon ressenti, etc à chaque fois sont des histoires vraies. Quand je me relis, j'estime ne pas avoir travesti mes opinions, si ce n'est que parfois je les ai un peu édulcorées pour éviter de subir trop de "bashing" (d'où l'utilisation du mot de fin "dubitative"). Pardon, mais j'ai décidé d'être franche. Pour aller au bout de la transparence, et pour effectivement prouver que mes dires vont prochainement être en concordance avec mes actes, sachez que nous sommes actuellement en France pour quelques jours, sur le point de rentrer à Montréal, car les enfants doivent quand même ne pas trop manquer l'école. Nous avons souhaité revenir sentir l'atmosphère (cela faisait de nombreux mois que nous n'étions pas rentrés) et voir le résultat des élections en France pour ne pas faire l'erreur d'un retour après avoir fait celle de l'aller. Effectivement si Marine le Pen était passée Dimanche, je pense que je resignais pour 5 ans de pelletées de neige ! Je me rends compte que mon bonheur ne passe pas par la réussite professionnelle, mais par le temps que je peux dégager pour ma famille et pour moi. ET la France a bien des problèmes mais elle offre du temps à ses concitoyens. S'il y a bien quelque chose qui file et qui ne se récupère pas, c'est le temps. Et pour l'instant avec la santé, il me semble que ce sont les deux biens les plus précieux, intimement corrélés. Je pense (bien qu'il faille encore que nous statuions sur ce point) que nous prendrons la décision d'un retour définitif dès la fin de l'école autour du 20 juin. Certes, je vous avoue que la logistique que cela représente par avance me freine beaucoup (commander un container en sens inverse, vendre les voitures, etc...) mais j'ai besoin de retrouver une certaine "Dolce Vita" européenne. Je souhaite rajouter trois choses: 1. Lorsque je m'"hyper" préparais (je plaisante, ne criez pas), avant de prendre la décision du départ vers le Québec, je lisais beaucoup sur tous les forums. je lisais disons 80% de positif et 20% de négatif. Or, dès qu'un message négatif est émis par un immigrant, il est combattu très vigoureusement. J'ai pensé que ces mauvaises expériences étaient le fruit de grossières erreurs puisque cette personne était largement minoritaire et souvent décrédibilisée (ne me dites pas que vous tentez de faire la même chose avec moi?). Pour cette raison, j'ai voulu témoigner à mon tour pour donner mon expérience négative, car peut-être certains immigrants ayant les mêmes préoccupations que moi se sentiront concernés et réfléchiront deux fois au lieu d'une. Ainsi si certains immigrants font l'erreur de venir, c'est peut-être parce que une certaine réalité, bien que dite (je ne dis pas qu'elle est cachée), est édulcorée, minimisée, tempérée, ou pondérée avec d'autres arguments (oui, tu travailles au Québec 40h avec 2 semaines de vacances, Mais tu es plus cool au boulot, les relations sont meilleures, tu sors à 16h et si ton petit est malade, ton patron te donne le jour, etc...). Il n'en reste pas moins qu'on a moins de temps pour soi. Et ça c'est une réalité. Et que le travail "domestique" lié à la météo (déneiger, habiller en multicouches...) prend du temps supplémentaire sur ce temps qu'il y a en moins. 2. Je sortirais de cette expérience très admirative pour les Nords-américains, Québécois en Particulier. Je trouve ce peuple, travailleur, courageux,fier pour les bonnes raisons. Je souhaiterai pouvoir passer du temps à détailler cela mais ce sera l'occasion peut-être d'un nouvel échange avec vous. 3. Merci @Mark-Beaubien, @Cherrybee @Demina47 @cartesienne1 @Amqui et tous les autres bien sûr, pour vos conseils Malgré les échanges parfois tendus, parfois compréhensifs, vous donnez du temps. Bravo ! PS: je suis encore là si vous voulez me "Hater"!! et puis je ne suis pas encore rentrée définitivement. Alors il y a encore de belles perspectives... Tremble, France, il n'y a pas de raisons que je ne vous donne pas de nouvelles pour critiquer l'hexagone après mon retour...Comme c'est ma spécialité
  14. @kuroczyd: le monde entier, je ne sais pas, mais les pays avec des méteos un peu froides pourraient y trouver un intérêt?
  15. @laurent: votre commentaire préféré, ce n'est pas celui-ci: "Tiens! Ben voilà, en partie, pourquoi nous sommes revenu en France!"??? Et moi qui vous pensais impartial. déçue, déçue.... Sur facebook, au moment présent: 42 J'aime 6 Ha Ha 4 J'adore 2 Oh 1 fâché Je vais donc retenir le positif et les likes! @automne: Dur pour l'ego un petit article comme le mien? Je vous sens un peu tendue Je ne parle pas de "cueillette" en magasin. DRIVE à la française: On ne descend pas de sa voiture, le coffre est chargé à l'abri des intempéries. En France, ce service est GRATUIT (pas de frais de préparation). C'est marqué sur le bandeau de la photo. Je suis d'accord avec vous: ça fait envie ! Voici l'image ;