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Othmac

Éviter les discriminations à l'embauche: CV anonyme

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Afin d'éviter la discrimination à l'embauche, le gouvernement canadien a lancé jeudi un projet pilote pour recruter des employés de la fonction publique à partir d'un CV anonyme.

L'administration canadienne doit privilégier «un milieu de travail de choix pour les candidats les plus prometteurs et brillants» indépendamment de leur origine ou nationalité, a indiqué le gouvernement.

«Le nom d'une personne ne devrait jamais constituer un obstacle à l'emploi», a déclaré Scott Brison, président du Conseil du Trésor, organisme gérant l'administration publique canadienne.

Avec ce projet pilote, une commission spéciale va «vérifier la viabilité et l'efficacité de l'application des techniques de recrutement par CV anonyme dans la fonction publique fédérale», selon un communiqué du gouvernement.

 

Cette pratique est par exemple appliquée dans la fonction publique britannique avec l'objectif de «réduire les préjugés inconscients dans le processus d'embauche», selon le Conseil du Trésor.

Le projet pilote va être mené par les ministères de la Défense, des Affaires étrangères ou encore celui de l'Environnement.

Le CV anonyme gomme les indications pouvant donner aux recruteurs des indices sur le pays ou le continent d'origine, ou encore le sexe du candidat.

Une étude récente de l'université de Toronto montrait, qu'à compétences équivalentes, les candidats avec un nom d'origine asiatique avaient moins de chances d'être convoqués pour un entretien que ceux avec un nom canadien.   

 

 

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Encore une réalisation sans précédent menée par le gouvernement libéral.

 

À vos compétences! 

 

 

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il y a 10 minutes, Othmac a dit :

Encore une réalisation sans précédent menée par le gouvernement libéral.

 

 

"Sans précédent"... elle est bonne celle-là.  Ça fait des années que ça se pratique en Allemagne, en Belgique, en France... je ne sais pas avec quel succès.

 

Et puis même si on ne voit pas le nom de quelqu'un sur son CV, le nom de son université et de ses anciens employeurs indique assez clairement ses origines, tu ne crois pas ?

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à l’instant, bencoudonc a dit :

"Sans précédent"... elle est bonne celle-là.  Ça fait des années que ça se pratique en Allemagne, en Belgique, en France... je ne sais pas avec quel succès.

 

Et puis même si on ne voit pas le nom de quelqu'un sur son CV, le nom de son université et de ses anciens employeurs indique assez clairement ses origines, tu ne crois pas ?

 

Sans précédent au Canada, bien sûr. En France, on parlait plutôt de la discrimination positive.

 

Oui je suis d'accord avec toi, que cela change rien pour un nouvel arrivant, il sera discriminé s'il est discriminable.

 

Moi je propose plutôt qu'on donne la liberté aux gens de choisir le nom et le prénom qu'ils veulent. Pour "Abdelhak El Marhaoui", il peut mettre Steve Beaubien, mais qu'il soit pas pénalisé à l'entretien.

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il y a 17 minutes, Othmac a dit :

 

Moi je propose plutôt qu'on donne la liberté aux gens de choisir le nom et le prénom qu'ils veulent. Pour "Abdelhak El Marhaoui", il peut mettre Steve Beaubien, mais qu'il soit pas pénalisé à l'entretien.

De toute façon, que tu t'appelles Ti-Jos Cadorette ou Hassan Abu el Toz, je ne crois pas que ce soit dans la fonction publique fédérale que le problème de la discrimination à l'embauche se pose avec le plus d'acuité.  Plutôt dans le privé, non?

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Il y a 5 heures, bencoudonc a dit :

De toute façon, que tu t'appelles Ti-Jos Cadorette ou Hassan Abu el Toz, je ne crois pas que ce soit dans la fonction publique fédérale que le problème de la discrimination à l'embauche se pose avec le plus d'acuité.  Plutôt dans le privé, non?

Tout à fait. Je confirme. On dira que c'est pour donner l'exemple

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Juste petite rectification, cela n'existe pas en France. 

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Il y a 6 heures, Krinele a dit :

Juste petite rectification, cela n'existe pas en France. 

Si ça n'existe plus, ça a déjà existé en tout cas (Loi sur l'égalité des chances - 2006 je crois):

http://www.lemonde.fr/societe/article/2011/04/04/le-cv-anonyme-penalise-les-personnes-issues-de-l-immigration_1503004_3224.html

http://www.leparisien.fr/economie/emploi/recrutement-le-cv-anonyme-a-ete-enterre-en-silence-12-04-2016-5707687.php

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il y a 55 minutes, bencoudonc a dit :

Autant pour moi @bencoudonc, je ne connaissais pas cette loi. Je pense qu'elle doit être très peu utilisée. Autour de moi, personne ne la connaissait. Elle est passée inaperçue. En tout cas, Merci pour l'information 😊.

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Il y a 1 heure, Krinele a dit :

Autant pour moi @bencoudonc, je ne connaissais pas cette loi. Je pense qu'elle doit être très peu utilisée. Autour de moi, personne ne la connaissait. Elle est passée inaperçue. En tout cas, Merci pour l'information 😊.

Je m'en souviens parce que ça avait fait l'objet de débats très nourris dans les médias français à l'époque...

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Même si le candidat "immigrant" aurait pu changer son nom à Tremblay et a étudié à Montréal, penses-tu que l'on verra un québecois lors de l'entretien d'embauche ou une personne de l'extérieur? De plus comme ça été mentionné en haut, le soucis, s'il y en a un biensûr, ne se posera jamais dans le secteur public mais plutôt dans le privé.

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    • Par immigrer.com
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      « Il y a des décisions courageuses à prendre. Il faut arrêter de faire l'autruche. » Haroun Bouazzi, de l'Association des musulmans et des Arabes pour la laïcité au Québec, dénonce des lourdeurs dans les processus de sélection d'entreprises, qui nuisent à l'embauche d'immigrants. Dans le contexte où l'Assemblée nationale du Québec vient de voter une motion contre l'islamophobie, Catherine Perrin anime une discussion sur l'intégration difficile des nouveaux arrivants au pays.

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      Nos invités :
      - Haroun Bouazzi, coprésident d'AMAL - Québec (Association des musulmans et des Arabes pour la laïcité au Québec)
      - Pascale Chanoux, coordonnatrice des volets employabilité et régionalisation de l'immigration pour la Table de concertation des organismes au service des personnes réfugiées et immigrantes.
      - Rachad Antonius, professeur de sociologie et membre du Centre de recherche en immigration, ethnicité et citoyenneté, à l'UQAM.

      Source et pour écouter l'entrevue : http://ici.radio-canada.ca/emissions/medium_large/2015-2016/chronique.asp?idChronique=385316
    • Par immigrer.com
      Un Iranien dépose une plainte contre la CIBC aux droits de la personne pour discrimination
      Mise à jour le jeudi 16 avril 2015 à 6 h 00 HAE Bahador Zabihiyan Radio-Canada (archives) Un étudiant iranien de Montréal a déposé une plainte contre la Banque CIBC à la Commission canadienne des droits de la personne, car il estime avoir été victime de discrimination, a appris Radio-Canada.

      Un texte de Bahador Zabihiyan
      L'hiver dernier, Arash Khodadadi a ouvert un compte à la succursale de la CIBC, située sur le chemin de la Côtes-des-Neiges. Quelques semaines plus tard, l'étudiant international s'est aperçu qu'il n'avait plus accès à son compte et aux 700 $ qu'il y avait déposés.
      Un employé de la CIBC lui a indiqué dans un premier temps que son compte avait été bloqué, car le Canada impose des sanctions à l'Iran. « Il m'a dit que mon compte avait été fermé, car j'ai un passeport iranien [...]. On ne m'a envoyé aucun préavis [...]. Je n'y croyais pas », dit-il.
      Ottawa a imposé un sévère régime de sanctions contre Téhéran, notamment une interdiction des transactions financières et des investissements entre le Canada et l'Iran.
      Les sanctions visent cependant le régime iranien, plutôt que des individus.
      « Les sanctions canadiennes autorisent certains transferts de fonds entre les membres d'une famille, et à des fins non commerciales, pour réduire les répercussions sur les Canadiens d'origine iranienne et leurs familles en Iran », indique le Ministère des Affaires étrangères sur son site.
      La CIBC a finalement proposé à M. Khodadadi de lui donner accès à son compte de nouveau, quelques semaines après sa mésaventure, en lui présentant des excuses.
      « La CIBC a reconnu que dans ce cas-ci, il y a eu une erreur. Nous nous sommes excusés auprès de lui et nous lui avons offert un règlement en signe de bonne volonté »— Caroline Van Hasselt, la porte-parole de la CIBC Arash Khodadadi avait parlé aux médias l'année dernière à la suite de la fermeture de son compte à la CIBC. La banque s'est excusée mais il estime avoir été victime de discrimination et a déposé une plainte à la Commission canadienne des droits de la personne. Photo : CBC/Radio-CAnada L'avocat de M. Khodadadi a néanmoins envoyé une plainte à la Commission canadienne des droits de la personne le mois dernier, estimant que la banque a eu une pratique « discriminatoire » envers son client.
      La banque réfute cette accusation. « Ce n'est pas la politique de la CIBC de refuser d'ouvrir un compte bancaire parce qu'une pièce d'identité étrangère, ce qui inclut un passeport de l'Iran », précise-t-elle.

      suite et source: http://ici.radio-canada.ca/regions/Montreal/2015/04/16/002-iran-cibc-khodadadi-td.shtml?utm_source=dlvr.it&utm_medium=twitter
    • Par immigrer.com
      Publié le 23 mars 2015 à 05h00 | Mis à jour à 08h39

      Appartement refusé à un couple parce qu'il a des enfants Agrandir
      «Cette histoire d'appartement, ça m'a scandalisée. Les familles, on va se retrouver dans les caves?» demande Ami Dembele, venue rejoindre son mari à Québec avec ses enfants de 7 ans et 19 mois.
      LE SOLEIL, JEAN-MARIE VILLENEUVE
      Ajouter
      BAPTISTE RICARD-CHÂTELAIN
      Le Soleil (Québec) Fraîchement débarquée de la France avec ses rejetons, Ami Dembele est venue rejoindre son mari à Québec. Elle ne s'attendait pas à un tel accueil : on lui a refusé un logement, juste en face de l'école de sa plus vieille, justement parce qu'elle a des... enfants. Une discrimination qu'elle dénonce haut et fort.
      «Je trouve ça scandaleux que des appartements situés près d'une école ne soient pas disponibles pour les familles», s'insurge-t-elle, en entrevue avec Le Soleil. Immigrants économiques, résidents permanents, expatriés de l'Hexagone où ils habitaient depuis plusieurs années, les parents ne s'attendaient pas à ce choc : «On nous dit que les familles sont les bienvenues...»
      Son conjoint, Éric Martial Tedga, est aussi interloqué. Leur logement actuel est tout à fait convenable, explique-t-il. «On se sent bien là.» Mais des voisins, d'un âge certain, se plaindraient du bruit, de la marmaille. Et puis l'école est un peu loin.
      Le couple a donc décidé de mettre fin à son bail et de chercher un nouveau logis. Surtout pas au deuxième ou au troisième étage; on s'évitera ainsi les discussions houleuses avec des voisins du bas qui n'apprécient pas les enfants.

      M. Tedga pensait bien avoir trouvé la perle rare. Juste en face de l'école primaire du quartier Limoilou fréquentée par la grande de sept ans, un logement à louer, au rez-de-chaussée. À la première visite, il est satisfait. Le lendemain, sa femme se rend sur les lieux pour confirmer le choix. «On a dit à la concierge : "On prend l'appartement."»
      Décision du proprio
      «La concierge, au départ, elle était d'accord. [...] Elle m'a même dit qu'elle me réservait l'appartement», insiste Ami Dembele. La discussion aurait toutefois bifurqué lorsque la présence des enfants, dont un grand de 19 mois, a été évoquée. Une vérification auprès du propriétaire s'imposait tout à coup, raconte-t-elle. «Elle nous a appelés pour nous dire que le propriétaire ne voulait pas d'enfants ni d'animaux.»
      Vous êtes certains, catégoriques, que le logement vous a été refusé parce que vous avez des enfants? «C'est ce qu'elle nous a confirmé. [...] Cette histoire d'appartement, ça m'a scandalisée. Les familles, on va se retrouver dans les caves?»
      «C'est tout à fait illégal» «C'est de la discrimination. On ne peut pas refuser de logement parce qu'il y a des enfants. C'est tout à fait illégal.»
      Quelques propriétaires profitent de la saison de signature des baux de location pour faire un tri discriminatoire dans les candidats voulant loger chez eux, remarque Jonathan Carmichael, organisateur communautaire au Bureau d'animation et information logement du Québec métropolitain (BAIL). Parfois en raison de la couleur de la peau, d'autres fois pour cause de handicap. Certains repoussent également les locataires en vertu de leur condition sociale (étudiant, bénéficiaire de l'aide sociale...) ou de l'état civil.
      C'est justement ce que vient de subir le couple Dembele-Tedga. La discrimination en vertu de l'état civil inclut le fait d'avoir des enfants.
      Et après? Quels sont leurs recours? «Les recours sont assez limités», observe M. Carmichael. Les citoyens en recherche d'un toit ne peuvent faire appel à la Régie du logement pour régler leur différend avec les locateurs, déplore-t-il. Pas de signature au bas d'un bail, pas d'ouverture de ce côté.

      http://www.lapresse.ca/le-soleil/actualites/societe/201503/22/01-4854564-appartement-refuse-a-un-couple-parce-quil-a-des-enfants.php

    • Par immigrer.com
      LA DISCRIMINATION N’A RIEN DE CULTUREL MARIE-CLAUDE LORTIELA PRESSE L’autre jour, je prends un taxi à Toronto. Conversation banale avec le chauffeur. Vous venez d’où ? Montréal. « Ma fille étudie à Montréal, répond-il. À McGill. » Je lui demande alors s’il est allé lui rendre visite et il me répond que non, il n’est pas allé, et qu’il n’ira pas la voir. Pourquoi ?
      « Parce qu’elle habite chez ma sœur », répond l’homme d’une cinquantaine d’années, d’origine indienne. « Et dans ma culture, tu ne vas pas en visite chez ta sœur. Depuis qu’elle est mariée, c’est la femme de son mari avant d’être ma sœur et ça ne se fait pas d’aller chez elle. »
      « C’est comme ça dans ma culture », m’a-t-il répété quatre ou cinq fois, remarquant probablement l’incrédulité dans mon regard. Le tout sur un ton qui signalait « ma culture, c’est ma culture, point à la ligne ».
      Quand je suis sortie de l’université dans les années 80, après avoir étudié les sciences politiques avec, notamment, Charles Taylor, j’étais de ceux qui se seraient inclinés devant une telle affirmation. C’est sa culture. Respect.
      Sauf que depuis, j’ai changé d’avis.
      Il y a des valeurs universelles qui dépassent les cultures et qu'on ne peut pas renier en s'excusant par la culture. Et la consécration de l’égalité entre hommes et femmes fait partie de ces valeurs modernes. Monsieur le chauffeur de taxi, vous pourrez me répéter autant que vous voulez que c’est votre culture qui vous permet de croire que votre sœur est devenue la propriété de son mari, cela ne fait pas de cela quelque chose d’acceptable, ici ou ailleurs.
      ***
      Avez-vous lu les articles excellents et très troublants de ma collègue Katia Gagnon, parus ce week-end dans ces pages ?
      Là encore, il était question de différences culturelles. De différences culturelles que l’on n’a pas à accepter. Des différences culturelles qui font que des jeunes filles habitant ici ou alors vivant à l’étranger, mais ramenées ici par des ressortissants canadiens d’origines culturelles diverses, sont obligées de marier des hommes qu’elles n’ont pas choisis. Leur vie matrimoniale est une série de viols. Leur vie en général, un cauchemar.
      Cette réalité n’est pas rarissime. Elle n’est pas courante, mais bien présente. Assez pour que deux directrices de la protection de la jeunesse, celle du centre Batshaw et celle du Centre jeunesse de Montréal, demandent officiellement au gouvernement fédéral de mettre de l’avant une loi interdisant les mariages forcés. Une loi claire envoyant un message limpide : ceci n’est pas accepté ni acceptable au Canada.
      ***
      Le multiculturalisme est un concept formidable quand vient le temps de lutter contre l’esprit de clocher, le racisme et autres intolérances liées à la différence. Mais il ne peut devenir, comme c’est de plus en plus le cas, une arme de recul social. Il doit servir à embrasser la dissemblance et la multiplicité de races, d’origines ethniques, de langues, de traditions, dans un contexte moderne, démocratique, où certaines valeurs contemporaines protégées par nos chartes sont inaliénables et doivent primer. En commençant par l’égalité entre les sexes et la protection des droits des homosexuels, deux piliers fondamentaux que les religions veulent ébranler par leur retour dans la vie civique par la porte de côté, celle que l’on ouvre en disant : « Désolé, différence culturelle. »
      Oui, il y a des gens pour dire que mariages forcés, excision et autres violences liées à l’honneur sont des phénomènes qu’on ne peut comprendre que par la lorgnette de la différence culturelle…
      Non. Ce sont des crimes. Point. Et aucune différence culturelle n’amoindrit leur gravité.
      ***
      Il y a actuellement au Québec une soif légitime et incroyablement louable de manifester et de confirmer notre tolérance, une tolérance qui, en passant, est encore très jeune, puisque l’immigration et la diversité ethnique et culturelle du Québec demeurent un phénomène relativement récent. Ce désir d’inclusion fait dire à bien des gens que la Charte des valeurs n’a pas sa raison d’être. Et la légitimité de l’esprit de cette démarche est confirmée par l’apparition, devant la Commission parlementaire sur la Charte, de personnages dont les réflexions ahurissantes ne font qu’exprimer ignorance, égoïsme et méconnaissance de la réalité diversifiée de la société québécoise.
      Mais le respect et l’inclusion de l’autre, c’est aussi se dire que les femmes venues d’ailleurs ont droit aux mêmes protections que celles, issues de la société d’accueil, pour qui mariages forcés, excision, tenues vestimentaires chastes obligatoires et autres expressions concrètes d’inégalités ne seraient jamais tolérés. Ou plutôt ne sont plus tolérés depuis qu’on a réussi à tasser l’Église et sa morale et sa conception de la société, de nos quotidiens.
      Pourquoi a-t-on tant de difficulté à dénoncer ces réalités ?
      suite et source : http://plus.lapresse.ca/screens/4027-f520-52efc812-b964-5190ac1c6068%7C_0.html
    • Par will972
      Il y a quelques temps, j'avais posté un message ici sur le changement de nom : http://www.forum.immigrer.com/topic/118610-question-consonance-du-nom-travail-integration-comment-chan/ Comme je disais, « j'ai pas honte de mes origines - j'y suis pas attaché non plus. En fait je m'en fous surtout, j'en suis indifférent et pragmatique. On pourrait dire que je suis plus préoccupé par mon avenir que mon passé, si mon nom peut m'être utile ok, sinon il peut changer... et ça m'empêchera pas de dormir :-) » Pour résumer : le changement de nom et de prénom, je l'ai fait, les effets sont très positifs (je ne vais pas déballer ma vie mais ça vous ouvre beaucoup beaucoup de portes, les noms québecois sont vraiment favorisés c'est pas une légende: http://www.forum.immigrer.com/topic/118539-les-noms-quebecois-favorises/) et je ne peux que conseiller la démarche si vous êtes en paix avec vous mêmes et ne craignez pas de reproches de la famille. Maintenant, vous êtes pas obligé d'être d'accord avec ce qui va suivre, si ça heurte votre conscience ou ne vous concerne pas allez voir ailleurs plutôt que de cracher dans la soupe et critiquer - ce message est là pour aider d'autres personnes qui sont dans la même situation. Le problème, comme expliqué sur d'autre sujets, c'est que c'est dur, et qu'il peut y avoir des refus : http://www.forum.immigrer.com/topic/58219-quand-il-faut-changer-de-nom-pour-sintegrer/ Si vous êtes résidents permanents et motivés, voici la procédure que j'avais suivi et que je peux vous recommander. Peut être qu'il y a mieux ou plus simple - moi j'ai fait ça, et ça a bien marché. 1) D'abord, choisissez un nom de famille bien québecois. Si vous ne savez pas quoi prendre, Tremblay ou Gagnon ça passe partout. Pour le prénom, je vous conseille quelque chose qui fasse le lien entre votre passé et votre futur ou qui a une signification particulière pour vous - c'est un choix personnel, et vu tous les prénoms qu'il y a au Québec vous pouvez difficilement faire un mauvais choix. 2) Ensuite vous allez devoir quitter le Québec sauf à vouloir vous disputer avec l'état civil. Installez-vous au Nouveau-Brunswick pendant au moins 3 mois. Les lois y sont beaucoup moins dures, et vous rencontrerez plus de tolérance pour cette procédure - bien que c'est entrain de changer. La durée minimum de résidence a été récemment rajoutée. Si vous avez l'argent pour aller plus loin, je crois que l'Alberta n'impose pas ce délai, mais un rideshare pour Fredericton c'est moins cher que d'aller à Calgary. Sur place, vous aurez besoin de prendre une location et surtout de le faire avec un contrat écrit qui prouvera votre durée de résidence. Changez aussi dès que possible votre permis de conduire et votre carte d'assurance santé à Service Nouveau Brunswick. 3) Au boût de 2 moins, envoyez un courriel ou téléphonez au service de l'état civil ( (506) 453-2385 ou vitalstatistics@snb.ca) pour recevoir un dossier de changement de nom. Il devra être signé par quelqu'un qui vous connaît depuis plusieurs années et qui sera votre sponsor. Il n'y a pas besoin que cette personne soit au Nouveau Brunswick - quelqu'un au Québec est admissible, mais vous aurez besoin, vous et votre sponsor, d'aller chez le notaire pour qu'il mette son sceau sur le dossier. Compter autour de 70$. 4) Au boût de 3 mois de résidence au Nouveau-Brunswick, votre demande peut être prise en compte. Renvoyez alors votre dossier avec le chèque demandé (autour de 150$, en échange de quoi les frais pour refaire les documents provinciaux sont gratuits). Là commence l'attente, et guetter le facteur. Hésitez pas à rappeler pour avoir des nouvelles de votre demande si ça prend trop de temps. Vous avez peut être oubliés des documents. 5) Enfin, un jour béni environ 2 à 3 semaines plus tard, vous recevrez un certificat de changement de nom par la poste, que vous pouvez utiliser pour aller à Service Nouveau Brunswick pour faire changer votre permis de conduire et votre carte d'assurance santé. Vous aurez votre permis de conduire le jour même. 6) Avec votre permis de conduire, allez faire changer votre NAS, et demandez un nouvelle carte de résident permanent à votre nom si vous le voulez. Sa durée de validité sera de 5 ans à partir de votre date de demande. Vous pouvez aussi aller à la banque et demander une nouvelle carte de crédit et de débit à votre nom. Et voilà, vous serez tranquille. Il restera bien sur toujours un peu de discrimination, mais pour avoir fait la procédure ça vaut le coup. Avec tous les papiers que vous aurez fait, surtout la carte de résident permanent, on vous posera moins de problème lorsque vous retournerez au Québec pour faire changer votre permis de conduire (car le Québec aime pas beaucoup les changements de nom fait ailleurs.... mais peut pas s'opposer si vous avez déjà les documents du gouvernement fédéral) C'est un investissement - 3 mois, des déplacements, et des démarches, mais je ne peux que vous le recommander. C'est aussi un choc émotionnel - c'est pas facile toute ces démarches, mais le bonheur le jour ou enfin vous aurez votre certificat de changement et que vous allez faire refaire vos documents d'identité, il n'y a pas d'équivalent !! Un petit avertissement - si vous pensez que vous pouvez faire ça au Québec ou en France car il existe des possibilités légales, ne vous faites aucune illusion. Les dés sont pipés, et votre procédure échouera. C'est fait exprès pour vous faire perdre du temps (des années en procédure), de l'argent, et vous décourager. On peut en penser ce que l'on veut, moi je crois que c'est un moyen pour une société raciste de garantir qu'elle le restera, en refusant à ceux qui veulent échapper à la discrimination le moyen de le faire. Après tout, imaginez que tout le monde puisse changer de nom et dissimuler ses origines - on ferait comment pour être raciste !! Aussi, faites attention - on vous en voudra. La famille, parce que leur nom ne sera pas transmis et autre bêtises du même genre (bref, leur nom est plus important que votre vie, et ils aimeraient que vous continuez à souffrir pour leur honneur), et certains québecois, car vous aurez contourné un système établi justement pour vous empêcher de réussir. Mais avez assez de motivation, ça ne devrait pas vous bloquer - et au besoin, de retour au Québec si vous le voulez (la vie et pourtant tellement plus agréable au Nouveau Brunswick) rien de nous empêche de retourner dans la même ville, à la même adresse. Vous pouvez aller ailleurs et refaire votre vie. L'immigration, c'est ça, refaire ça vie, et vous allez voir vous même comment tout va devenir subitement plus simple dans la vie de tous les jours - c'est comme jouer à un jeu vidéo à un niveau de difficulté plus simple. Voila, c'est pas une baguette magique, ça vous ouvrera pas toutes les portes, mais au moins certaines. Mes amis, bonne chance à vous tous, et plus particulièrement à ceux qui feront ces procédures.
    • Par Un Canadien errant 2
      Bonjour à tous,
      Je n'ai ni la prestance et encore moins la plume d'un Émile Zola. Et ça serait éhonté que de me comparer à un certain Alfred Dreyfus, mais je ne peux taire un certain antisémitisme, tout à fait discriminatoire, à l'égard des membres qui s'inscrivent au forum de immigrer.com et qui ont le malheur d'être Maghrébin ou résident d'un pays du Maghreb.

      Je vous livre une série de réflexions, pour discussion, car quels que soient les motifs de cette discrimination, celle-ci cause un préjudice énorme à une catégorie de la "clientèle" de ce forum et un sentiment de rejet plus qu'évoque.

      Si j'avais l'assurance d'une réponse prompte et satisfaisante des admins du site, j'aurais fait cette requête en privé, mais je la mets en public pour que l'on puisse d'abord informer tous les membres, puis en discuter entre personnes intelligentes, et enfin faire une remise en cause collective afin de corriger ce que l'on pourrait corriger, d'autant plus que la très grande majorité des membres de ce forum s'élève régulièrement et puissament contre toute forme de discrimination.

      Les faits:
      Un membre issu ou résidant d'un pays du Maghreb peut s'inscrire sur le forum, mais ne peut, entre autres:
      Créer un fil de discussion, Répondre à un fil de discussion, Utiliser la messagerie privée, Entrer en contact avec des administrateurs et modérateurs (ou du moins très rès difficielement), Visionner des fichiers attachés/téléchargés dans les fils de disussion, avoir accès à des liens, etc., Profiter d'autres avantages que procure le statut entier de membre. Pour devenir membre à part entière, il faut s'y connaître suffisamment en informatique Web, télécharger une application qui va déguiser son origine géographique (adresse IP), procéder à des manipulations particulières (tricher le système pour simler une présence dans un autre continent), s'y prendre à plusieurs reprises et espèrer que ça marche. Et ce n'est pas garanti d'avance.

      Ce que dit la Loi en France (http://www.halde.fr):

      Une discrimination est une inégalité de traitement fondée sur un critère prohibé par la loi, dans un domaine visé par la loi. 19 critères de discriminations sont prohibés par la loi: l’âge, l'apparence physique, l'appartenance ou non à une ethnie, l'appartenance ou non à une nation, l'appartenance ou non à une race, l'appartenance ou non à une religion déterminée, l'état de santé, l'identité sexuelle, l'orientation sexuelle, la grossesse, la situation de famille, le handicap, le patronyme, le sexe, les activités syndicales, les caractéristiques génétiques, les moeurs, les opinions politiques, et l'origine.

      Dans les cas qui nous intéressent, cinq (5) sont en cause, je n'en cite que trois (3):

      L'appartenance réelle ou supposée à une ethnie
      Le terme «ethnie» désigne un ensemble d’individus réunis par une communauté de langue ou de culture: il désigne des ensembles humains pouvant dépasser le cadre des Nations ou, au contraire, correspondre à des minorités nationales. L’auteur d’une discrimination peut être mis en cause dès lors qu’il a pris une décision discriminatoire envers une personne en raison de l’idée qu’il s’est faite de son appartenance à une ethnie, même lorsque cette appartenance n’est que supposée.

      L’appartenance réelle ou supposee à une Nation
      La discrimination à raison de l’appartenance réelle ou supposée à une Nation recouvre toute discrimination fondée sur la nationalité. L’auteur d’une discrimination peut être mis en cause dès lors qu’il a pris une décision discriminatoire envers une personne en raison de l’idée qu’il s’est faite de son appartenance à une Nation, même lorsque cette appartenance n’est que supposée.

      L'appartenance réelle ou supposée à une race
      La discrimination à raison de l’appartenance réelle ou supposée à une race recouvre toute discrimination fondée sur la naissance. L’auteur d’une discrimination peut être mis en cause dès lors qu’il a pris une décision discriminatoire envers une personne en raison de l’idée qu’il s’est faite de son appartenance à une race, même lorsque cette appartenance n’est que supposée.

      Ce que dit la Loi au Québec (http://www2.publicationsduquebec.gouv.qc.ca/dynamicSearch/telecharge.php?type=2&file=/C_12/C12.HTM):

      A ce jour, la Charte québécoise des droits et libertés de la personne, dans son Chapitre C-12, partie I.1 (qui traite de Libertés et Droits fondamentaux et plus particulièrement du Droit à l'égalité dans la reconnaissance et l'exercice des Droits et Libertés), stipule clairement:

      Article 10. Toute personne a droit à la reconnaissance et à l'exercice, en pleine égalité, des droits et libertés de la personne, sans distinction, exclusion ou préférence fondée sur la race, la couleur, le sexe, la grossesse, l'orientation sexuelle, l'état civil, l'âge sauf dans la mesure prévue par la loi, la religion, les convictions politiques, la langue, l'origine ethnique ou nationale, la condition sociale, le handicap ou l'utilisation d'un moyen pour pallier ce handicap. Il y a discrimination lorsqu'une telle distinction, exclusion ou préférence a pour effet de détruire ou de compromettre ce droit.

      Article 12. Nul ne peut, par discrimination, refuser de conclure un acte juridique ayant pour objet des biens ou des services ordinairement offerts au public.

      Article 13. Nul ne peut, dans un acte juridique, stipuler une clause comportant discrimination. Une telle clause est sans effet.

      Article 15. Nul ne peut, par discrimination, empêcher autrui d'avoir accès aux... et aux lieux publics, tels les établissements commerciaux (la jurisprudence a établi que des sites web commerciaux et non commerciaux entraient dans cette catégorie),..., et d'y obtenir les biens et les services qui y sont disponibles.

      Article 20. Une distinction, exclusion ou préférence fondée sur les aptitudes ou qualités requises par un emploi, ou justifiée par le caractère charitable, philanthropique, religieux, politique ou éducatif d'une institution sans but lucratif ou qui est vouée exclusivement au bien-être d'un groupe ethnique est réputée non discriminatoire. Ne s'applique pas, bien sûr, au forum de immigrer.com

      Dans le Chapitre III, qui traite de Droits judiciaires, il est clairement indiqué:

      Article 24. Nul ne peut être privé de sa liberté ou de ses droits, sauf pour les motifs prévus par la loi et suivant la procédure prescrite.

      Article 28.1. Tout accusé a le droit d'être promptement informé de l'infraction particulière qu'on lui reproche.
      Alors, si une catégorie de membres au forum est "persona non grata", il faudrait peut être l'informer des raisons de la discrimination.

      Article 33. Tout accusé est présumé innocent jusqu'à ce que la preuve de sa culpabilité ait été établie suivant la loi.
      Alors, si c'est la "maghrébinité" d'un membre qui est en cause et constitue un critère d'exclusion, immigrer.com est dans l'obligation d'aller jusqu'au bout et de pousser son enquête afin de s'assurer sans aucun doute raisonnable de la "non maghrébinité" des "accusés" (dit avec sarcasme, bien sûr).

      Alors, à vos plumes...
      Accusez-vous, récusez-vous ou Vous s'cusez-vous?





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