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CeriZz

Bilan Québec après 6 mois - C'est comme si nous avions toujours appartenu à ces terres là! :-)

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Cela fait 6 mois que nous sommes arrivés et que nous vivons à Montréal avec mon mari et pour rien au monde nous ne reviendrons vivre en France.

 

Nous sommes arrivés le 7 février 2017, et c'était la première fois au Québec, au Canada, notre résidence permanente a été obtenue plus rapidement que nous le pensions, nous avions donc décidé de ne pas faire le voyage de reconnaissance mais de directement y aller.

 

Venir vivre au Canada est un vieux rêve dont je ne me souviens même pas la source, j'avais préparé mon immigration seule quand mon mari n'était encore que mon petit copain, nous commencions déjà à parler mariage et il était au courant de mon projet, je n'arrêtais pas de lui en parler car je voulais vraiment y aller, l'idée de construire ensemble notre vie au Québec a germé. J'ai obtenu mon CSQ quand nous en étions à 4 ans de relation, une décision s'imposait elle n'a pas été difficile, il a également entamé ses démarches et nous nous sommes mariés, notre mariage a beaucoup accéléré les choses et la résidence permanente a été obtenue au bout d'à peine 6 mois.

 

Les paperasses administratives au niveau de l'aéroport ont été effectuées très rapidement 30 à 45 minutes (1ère très bonne surprise si vous connaissez les préfectures françaises) et nous avons été accueillis très gentiment et avec respect par les agents et policier, nous avons eu droit à un Bienvenue au Canada Bienvenue chez vous! (je n'ai pas eu droit à cela quand je suis arrivée en France, oui car je ne suis pas née en France j'y ai effectué mes études supérieures et y ai vécu pendant 8 ans)

 

Nous avions commencé l'hiver en France, il a été particulièrement rigoureux cette année, nous avions décidé d'arriver au milieu de l'hiver Québécois pour que ce ne soit pas trop une surprise pour le prochain hiver (enfin paraît qu'on ne s'y fait jamais vraiment lol!), quand nous sommes arrivés il faisait la même température qu'en France et nous avions plus froid en France, région Parisienne! Nous avions quand même eu droit à un petit -23 les semaines d'après, mais ça allait nous étions bien équipés, nous avions écumé tout les forums possible et échangé avec le maximum de personnes qui avaient déjà immigrer auparavant pour recueillir le maximum d'informations.

 

J'avais trouvé du boulot (un super boulot) quelques jours avant d'arriver, le même que j'avais dans une Start-up Parisienne mais vachement mieux payé et avec de meilleurs avantages, je devais (Voulais je dois dire) commencer la semaine d'après. C'était donc la course administrative pour le NAS, la RAMQ, la confirmation d'ouverture des comptes bancaires et obtenir nos cartes de crédits et de débits). Encore une fois nous savions exactement quoi faire nous étions préparés comme des soldats, cela s'est donc fait et bouclé la semaine de notre arrivée, à temps pour que je commence sereinement le boulot. Nous avions loué un Airbnb de France pour le mois pour atterrir, mais nous avions trouvé un logement à l'année juste tout prêt de mon travail, nous avions dû quitter le Airbnb plus tôt la dame a gentiment accepté de nous rembourser un peu moins de la moitié de ce que nous avions payé (et elle n'était pas obligée du tout) encore une agréable surprise!

 

J'ai commencé le boulot, mon rôle, l'ambiance, la boîte, je ne ressens pas le même stress qu'à Paris au boulot mais aussi dans la ville en général, encore une agréable surprise! et cerise sur le gâteau si tout va bien j'ai une promotion qui m'attends, je croise les doigts pour cela.

 

Mon mari a suivi les démarches d'intégration, est allé au centre d 'aide à l'emploi, et cherchait en même temps du boulot sur Internet, il a trouvé un boulot dans la logistique (même branche qu'en France) au bout d'une semaine, pas encore très bien payé mais c'était une rentrée d'argent, un soulagement pour lui qui avait peur de devoir rester à la maison pendant longtemps, il a depuis changé de job et a été promu au bout d'à peine 3 mois et demi, oui car ici quand tu montres que tu en veux ils t'en donnent! Encore une bonne surprise.

 

Nous avons très bien entamé notre nouvelle vie, nous avons déjà visité les chutes du Niagara, avons visité Québec et d'autres coins car nous adorons les roadtrip, en France nous faisions beaucoup la route pour découvrir la beauté du pays également, et nous avons déjà passé un long week-end à Cuba début Juillet, car oui ce n'est pas très loin et on peut se permettre d'y aller en week-end car il y a des offres très intéressantes! Encore une bonne surprise (je crois que vous en avez marre là que j'écrive ça non? lol)

 

Nous nous sommes fait des amis: des anciens des nouveaux immigrants, les collègues deviennent un peu nos amis également,cela aussi nous l'avions préparé, nous nous sommes créés un réseau avant de venir (sur Facebook, Internations...). 

 

Bien sûr la famille et les amis nous manquent, mais nous avons fait un choix et avant de faire un choix il faut mûrement y réfléchir, et une fois décision prise s'y tenir et se préparer sérieusement. Nous étions prêts, nous sommes prêts à continuer et nous nous en tiendrons à la décision que nous avons prise de construire notre vie au Québec, et je penses que ce bilan des 6 mois montre bien que la préparation est primordiale dans un projet d'immigration.

 

Ils nous reste encore du chemin à faire, mais nos premiers 6 mois n'ont pas du tout été un calvaire même si intense.

 

Voili voilou!

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Posté(e) (modifié)

C'est super, bonne continuation !  La préparation est primordiale en effet, mais le fait de ne pas avoir galéré pour trouver du boulot a certainement fait toute la différence...

Modifié par bencoudonc

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Bravo a vous. La preparation est un élément très important qu il ne faut pas prendre à la légère.  Bonne continuation 

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Comme c'est beau. Donnes-nous de tes nouvelles dans 5 ans et dans 10 ans.

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Bonjour CeriZz,

 

Merci pour ce petit résumé. Moi qui suis en pleine démarche administrative pour préparer le CSQ, ce récit me donne du baume au coeur pour rester motivé malgré les longs délais à venir... Hormis cela, nous sommes aussi assez organisé avec ma femme donc les formalités administratives ne nous effraient pas trop. :)

 

Petite question, tu dis t'être créé un réseau avant de partir. De quelle manière? Si tu as des astuces je suis preneur!

 

Merci encore

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Le 20/08/2017 à 07:16, bencoudonc a dit :

C'est super, bonne continuation !  La préparation est primordiale en effet, mais le fait de ne pas avoir galéré pour trouver du boulot a certainement fait toute la différence...

Merci beaucoup! 😊Le fait d'avoir trouvé du boulot est je penses le résultat de la préparation également car je l'ai trouvé grâce au réseau. 

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Le 21/08/2017 à 09:31, Poulapi a dit :

Bonjour CeriZz,

 

Merci pour ce petit résumé. Moi qui suis en pleine démarche administrative pour préparer le CSQ, ce récit me donne du baume au coeur pour rester motivé malgré les longs délais à venir... Hormis cela, nous sommes aussi assez organisé avec ma femme donc les formalités administratives ne nous effraient pas trop. :)

 

Petite question, tu dis t'être créé un réseau avant de partir. De quelle manière? Si tu as des astuces je suis preneur!

 

Merci encore

Bonjour Poulapi,

Connais-tu Internations? c'est un réseau social pour les expats et immigrés, la plupart des gens sont très ouverts aux échanges, pour rencontrer de nouvelles personnes à votre arrivée ça aidera bcp aussi. Sinon sur Facebook ou avec les gens autour de moi en France je n'hésitais pas à parler de mon projet d'immigrer au Canada, Québec ce qui faisait que certaines personnes me disaient par exemple qu' elles connaissaient qq'un et me présentaient sur Facebook. Là tu commence à échanger avec des personnes qui sont déjà sur place et ainsi de suite. Tu auras bien sûr des personnes qui ne voudront pas trop échanger avec toi mais tu en auras aussi qui voudront avec plaisir. 

 

 

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Il y a 4 heures, CeriZz a dit :

Bonjour Poulapi,

Connais-tu Internations? c'est un réseau social pour les expats et immigrés, la plupart des gens sont très ouverts aux échanges, pour rencontrer de nouvelles personnes à votre arrivée ça aidera bcp aussi. Sinon sur Facebook ou avec les gens autour de moi en France je n'hésitais pas à parler de mon projet d'immigrer au Canada, Québec ce qui faisait que certaines personnes me disaient par exemple qu' elles connaissaient qq'un et me présentaient sur Facebook. Là tu commence à échanger avec des personnes qui sont déjà sur place et ainsi de suite. Tu auras bien sûr des personnes qui ne voudront pas trop échanger avec toi mais tu en auras aussi qui voudront avec plaisir. 

 

 

 

Bonjour CeriZz,

 

Non je ne connaissais pas ce réseau! Je vais de ce pas m'y inscrire afin d'essayer de connaître un peu plus de monde sur place et partager avec eux. Je vais également tenter d'exploiter Facebook car j'ai un ancien camarade de lycée qui habite Montréal depuis plusieurs années (je n'osais pas trop le déranger car je n'avais plus trop de contact...).

 

C'est marrant, je viens de me rendre compte que tu étais Malgache, or j'ai mangé hier avec une collègue avec qui je m'entends très bien qui est d'origine Malgache et qui reviens de vacances de Montréal car sa nièce habite la bas. Elle a migré il y a quelques années et a fait sa vie la-bas (mariée à un Québecois, des enfants, une belle situation professionnelle et très heureuse - bref le conte de fées! :D).

 

Merci beaucoup pour ces informations.

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Il y a 5 heures, Poulapi a dit :

 

Bonjour CeriZz,

 

Non je ne connaissais pas ce réseau! Je vais de ce pas m'y inscrire afin d'essayer de connaître un peu plus de monde sur place et partager avec eux. Je vais également tenter d'exploiter Facebook car j'ai un ancien camarade de lycée qui habite Montréal depuis plusieurs années (je n'osais pas trop le déranger car je n'avais plus trop de contact...).

 

C'est marrant, je viens de me rendre compte que tu étais Malgache, or j'ai mangé hier avec une collègue avec qui je m'entends très bien qui est d'origine Malgache et qui reviens de vacances de Montréal car sa nièce habite la bas. Elle a migré il y a quelques années et a fait sa vie la-bas (mariée à un Québecois, des enfants, une belle situation professionnelle et très heureuse - bref le conte de fées! :D).

 

Merci beaucoup pour ces informations.

Oh? Oui je suis Malagasy ☺. Connais-tu le nom de sa nièce qui vit ici à Montréal? Peut-être que je la rencontrerai un jour?

 

Je t'en prie, c'est un plaisir de pouvoir aider un peu.

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@CeriZz, bravo pour votre bilan, nous aimerions le promouvoir, auriez-vous une photo pour illustrer ?

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Il y a 18 heures, CeriZz a dit :

Oh? Oui je suis Malagasy ☺. Connais-tu le nom de sa nièce qui vit ici à Montréal? Peut-être que je la rencontrerai un jour?

 

Je t'en prie, c'est un plaisir de pouvoir aider un peu.

 

Je t'envoie son nom par mp!

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Il y a 23 heures, Laurent a dit :

@CeriZz, bravo pour votre bilan, nous aimerions le promouvoir, auriez-vous une photo pour illustrer ?

Bonjour Laurent,

 

Merci.

 

Je vous ai envoyé une photo par message

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Bonjour CeriZz,

 

Je suis contente de lire ton témoignage, ton expérience car moi cela fait longtemps que je me prépare pour vivre au Canada. J'y suis déjà allée et je suis tombée amoureuse du pays. Mais le problème est que côté administratif c'est très compliqué, j'aimerai faire la démarche pour obtenir le CSQ mais je ne trouve pas du tout comment faire et je n'avance pas dans mes démarches. En plus, j'ai reçu un message que seules les personnes qui ont une offre d'emploi validée par le Ministère qui sont autorisées à faire les demandes d'immigration. Donc comment commencer les démarches ?? Merci pour vos retours.

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Le 05/09/2017 à 15:14, Mimiagasy a dit :

Bonjour CeriZz,

 

Je suis contente de lire ton témoignage, ton expérience car moi cela fait longtemps que je me prépare pour vivre au Canada. J'y suis déjà allée et je suis tombée amoureuse du pays. Mais le problème est que côté administratif c'est très compliqué, j'aimerai faire la démarche pour obtenir le CSQ mais je ne trouve pas du tout comment faire et je n'avance pas dans mes démarches. En plus, j'ai reçu un message que seules les personnes qui ont une offre d'emploi validée par le Ministère qui sont autorisées à faire les demandes d'immigration. Donc comment commencer les démarches ?? Merci pour vos retours.

Hello, Je viens de voir ton message privé, je t'ai envoyé une réponse. Je n'ai pas souvenir qu'il faille un emploi pour commencer une demande de CSQ, la seule chose c'est que comme ils ont maintenant des quotas plus stricts il faut que tu reste attentive aux nouvelles d'ouverture de réception de nouvelles demandes de CSQ. ( je t'avouerais que je n'ai pas eu à attendre quand j'ai effectué ma demande le process était différent.

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Bonjour CeriZz,
 
Je suis contente de lire ton témoignage, ton expérience car moi cela fait longtemps que je me prépare pour vivre au Canada. J'y suis déjà allée et je suis tombée amoureuse du pays. Mais le problème est que côté administratif c'est très compliqué, j'aimerai faire la démarche pour obtenir le CSQ mais je ne trouve pas du tout comment faire et je n'avance pas dans mes démarches. En plus, j'ai reçu un message que seules les personnes qui ont une offre d'emploi validée par le Ministère qui sont autorisées à faire les demandes d'immigration. Donc comment commencer les démarches ?? Merci pour vos retours.

Le côté administratif n est pas si compliqué : il suffit de d asseoir et de lire un peu, tout est bien expliqué pas à pas. La preuve plus de 90% des gens font leur dossiers tous seuls dont un certain nombre pas francophones ou anglophones de première langue.
Non, pour le CSQ il n y a pas à avoir d emploi (ce n est pas vrai pour toutes les provinces où pour certaines effectivement il faut avoir une offre d emploi avant de postuler à l immigration)
Si tu es sûre de la province dans laquelle tu souhaites postuler (CSQ=Québec), lis la procédure pas à pas. Et si tu ne comprends pas quelque chose, soit tu trouveras la réponse sur le forum soit poses tes questions sur le forum.
Bon courage pour la suite.

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Bonjour kuroczyd, merci pour ta réponse. En effet, tout est sur internet, mais pour piocher les informations c'est pas facile. 

 

Avez-vous passé les tests TEF Canada? 

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Le 14/09/2017 à 13:40, Mimiagasy a dit :

Bonjour kuroczyd, merci pour ta réponse. En effet, tout est sur internet, mais pour piocher les informations c'est pas facile. 

 

Avez-vous passé les tests TEF Canada? 

Hello!

 

Oui test de français obligatoire, nous c'était le Tefaq.

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    • Par redbulldz
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      Nous avons atterri à Montréal pour 15 jours de vacances avant de rejoindre Winnipeg. Une façon pour nous de nous déconnecter de la trentaine d’années passées dans un pays que nous aimons tant et où nous avions dû laisser une bonne partie de nos cœurs chagrinés. L’immigration n’a jamais été un objectif dans notre vie, mais la venue de nos 2 magnifiques petites filles a fait naître une certaine envie de leur garantir un futur plus stable, et surtout, éviter qu’elles aient à vivre le scénario des années 90 où une partie de notre enfance a été volée. La guerre civile est passée par là avec son lot de malheurs. Les balles, les bombes, le sang... tout ça était devenu trop ordinaire, tout comme l’insécurité grandissante qui prenait des proportions ahurissantes depuis la fin des années 2000.
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      Notre aventure débute donc le 1er mai à bord d’un vol Westjet en direction de Winnipeg. Le repos de Montréal a été salvateur. Les idées se sont remises en place et le plan a été bien défini : installation, école et garderie, emploi, bonheur ! Nous l’avons respecté à la lettre. Je dois dire que notre aventure aurait été différente sans deux paramètres très importants : une visite exploratoire faite en 2014 pendant laquelle nous avons pu établir des contacts très prolifiques et des amis habitant sur place (que nous avions connus sur Internet pendant notre processus) qui nous ont énormément aidés à notre arrivée et qui sont devenus des membres de notre famille à part entière. C’est d’ailleurs pour cela que j’insiste auprès de tous ceux qui font une visite exploratoire afin qu’ils établissent le maximum de contacts possibles. Grâce à ça, notre intégration s’est faite en un temps record : un job trouvé après 3 jours dans l’entreprise où travaille mon amie, des places en garderie dès la 1ère semaine, une maison louée dans le mois, des voitures en très bon état achetées grâce aux conseils d’un ami... Vous pouvez toujours faire les choses seuls, mais c’est tellement plus facile quand vous êtes bien entourés !
       
      Certains vont penser que le hasard y est pour beaucoup et que le risque est très élevé. C’est loin d’être ma vision. Le risque se définit par votre niveau d’émotions et celui de votre contrôle des paramètres. Le risque n’est donc qu’une perception à laquelle le facteur chance doit être complètement étranger. Je connais beaucoup de personnes qui sont en train de préparer leur projet d’immigration avec un niveau de gestion et des risques complètement différents. Je sais dès maintenant qui aura la tâche facile et qui va galérer. L’approche face à un projet d’immigration doit être scientifique, minutieuse, excellemment bien préparée et exécutée. Je sais, je me mets à parler comme un coach personnel mais croyez-moi que ce paramètre est le plus important de tous.
      J’avais défini chaque détail de mon projet : du départ d’Alger jusqu’au 1er anniversaire de notre date d’arrivée. Et ça a marché ! En une année nous avons fait plus de choses que pendant les 10 dernières années de notre existence. Ce fut très intense, mais toujours plaisant. Et le hasard n’y est pour rien. Même si certaines choses ou visions ont changé depuis notre installation, nécessitant quelques ajustements, l’objectif et l’approche générale sont restés les mêmes. Gare donc aux approximations !
       
      Un autre point qui a fait la différence dans notre intégration : LA POSITIVITÉ. Nous sommes restés positifs dans toutes les situations, même lorsque j’ai eu la jambe fracturée pendant un match de foot en août. Embêtant mais en rien insurmontable. On a fait du porte à porte pour la garderie et le job de ma femme. Nous ne sommes jamais restés à la maison à attendre qu’on vienne nous chercher. Au Manitoba les gens sont très serviables, mais encore faut-il oser aller vers eux. Il faut aussi éviter les ralentisseurs. Ne comptez surtout pas sur l’Accueil Francophone pour vous installer. À part le logement (et encore, quand ils daignent répondre à vos emails !) il n’y a pas grand-chose à en tirer. Élargissez vos horizons et ne restez surtout pas cloitrés entre les 4 murs de la communauté francophone. Personnellement j’ai été un peu déçu, je m’attendais à plus de solidarité. J’ai trouvé plus de dynamisme chez les anglophones et je vous conseille d’ailleurs d’aller dans ce sens, surtout en ce qui concerne l’emploi. Les réseaux francophones sont assez opaques et pas du tout faciles à manœuvrer. Votre salut est dans un réseau dynamique et varié.
       
      Parlons maintenant d’argent. On a beau répéter qu’il faut des fonds mais c’est une fois sur place qu’on se rend compte de l’importance d’un bon matelas financier. Je ne vais pas rentrer dans le détail de mes avoirs, mais si nous n’avions pas assez d’argent on aurait paniqué. Et quels que soient vos calculs, vous dépasserez toujours vos prévisions. La facture monte rapidement entre la location, les courses, les factures et toutes les dépenses d’équipement que vous aurez à faire. Ne vous étonnez pas si vous tournez à un budget de 10.000$ par mois les 2 ou 3 premiers mois. On s’était bien sûr préparés à ça en nous disant que nous pourrions ne pas trouver de boulot rapidement. Et puis il était hors de question de considérer les aides au revenu. Certains me trouvent dur sur ce point mais je ne conçois pas le fait d’immigrer dans un pays pour demander l’aumône. Le Canada nous a ouvert ses portes pour apporter une plus-value, pas pour profiter du système.
       
      En termes de logement, nous avons vite trouvé une superbe maison à St Boniface. Le proprio était très sympa et ne nous a pas trop embêtés sur les références. Le fait d’avoir vu une famille calme, qui paraissait propre a sûrement dû le rassurer. Le prix de la location était un petit peu au-dessus de notre budget alors on a négocié et on a pu avoir un petit rabais qui rendait tout le monde heureux. Pour 200$ de plus que prévu on avait une superbe maison, très grande (assez pour recevoir nos proches) et super bien située (5 minutes du boulot de ma femme et de l’école des enfants). On a tellement aimé cette maison que nous avons fini par... l’acheter !
      Oui oui, au Canada on peut acheter une maison moins d’une année après son arrivée. Ça faisait d’ailleurs partie de la liste de choses que je voulais clôturer avant de fêter notre 1er anniversaire au Canada et ça a été fait. Le 15 avril 2017 (soit un jour avant l’anniversaire de notre arrivée) nous prenions possession de la maison. Là encore, aucune place au hasard. Cela faisait plus de 2 ans que je me documentais sur la chose : construire son score de crédit, négocier avec les banques, évaluer les maisons... Après un peu plus de 6 mois de travail continu et aucun défaut de paiement, vous pouvez facilement obtenir un crédit de la banque avec seulement 5% d’apport personnel. Après il ne faut pas en faire une fixation. Un crédit est un engagement, et en Amérique du Nord les taux changent rapidement. On avait l’habitude d’avoir des taux fixes sur 20 à 30 ans. Là vous décidez vous-même sur quelle période vous voulez figer votre taux ou si vous voulez le laisser variable sur 5 ans et risquer une soudaine montée des taux. On peut aussi changer de banque à la fin du terme (très bizarre hein !). On peut donc renégocier ses taux à chaque fois. Ça demande beaucoup de discipline et une très bonne maîtrise du marché. Ce n’est pas pour rien que le taux d’endettement est très élevé ici. L’accès au crédit est très facile mais celui à l’éducation sur ce sujet ne l’est pas forcément. On peut prendre un crédit dans son supermarché, entre les rayons couches bébé et légumes. Attention donc !
       
      Question boulot j’avoue que les débuts ont été très difficiles pour moi. Déjà il y avait cette fierté qu’il fallait mettre de côté. Je passais d’un poste de manager, futur directeur d’une grande multinationale, à celui de simple exécutant. On a beau se dire qu’on est prêt à faire ce sacrifice, la claque est quand-même difficile à recevoir. En plus de cela, les relations au boulot sont totalement différentes ici par rapport à ce que j’ai connu avant. Ne vous attendez pas à ce que vos collègues vous ramènent des croissants le matin pour le débrief du week-end ou qu’ils viennent vous poser des questions sur vos dernières vacances. Limite si on vous dit bonjour quand vous arrivez. Je le prenais très mal au début, je me sentais seul, totalement perdu, limite dépressif. Heureusement ça n’a duré qu’une petite semaine. On comprend vite qu’en fait les gens sont sympas mais détestent déranger les autres. Ce qui est inconcevable chez nous est une règle ici. Ne pas dire bonjour est perçu comme un manque de respect en Europe ou en Afrique, ici c’est une marque de respect au boulot car on ne veut pas vous déconcentrer. Pour ma femme c’était beaucoup plus simple. Elle a aimé ce côté aseptisé. On fait son boulot sans familiarités et on rentre chez soi pour finir sa journée avec plein d’activités. En fait la grande différence c’est qu’ici on travaille pour vivre, on ne vit pas pour travailler. Avec 2 salaires on peut très bien vivre et profiter de la vie. Mais en même temps il ne faut pas oublier qu’il n’y a pas de véritable système de retraites, que la loi vous garantit uniquement 2 semaines de congés et que vous pouvez être mis à la porte à n’importe quel moment avec une indemnité ridicule. Le jeu en vaut la chandelle, mais il faut toujours avoir un plan B, C, D... La vie est courte et il faut penser à fructifier sa présence et ne pas laisser ses enfants dans le besoin.
       
      En parlant de niveau de vie... un des plus gros budgets ici aussi a été la garderie. Compter au minimum 20$ par jour pour du full-time et 10$ pour les enfants qui y vont avant et après l’école. Le gouvernement vous offre en moyenne 500$ d’allocations par enfant mais ces dernières partent pratiquement exclusivement dans les frais de garderie. L’école ne commence pas tôt (8h45) et finit très tôt (15h45). Vous avez donc 2 choix : travailler tous les 2 et prendre la garderie ou avoir un seul salaire et faire des économies sur ce budget. Ce qui est certain par contre c’est qu’on est heureux de la qualité de la prise en charge. Pour ce qui est du système scolaire, nous n’avons pas encore assez de recul pour en juger. Notre fille de 6 ans savait déjà lire mais il est certain que les progrès étaient phénoménaux. Les enfants ont un objectif de lire 100 livres durant les 1ers mois de l’année. Tout ce que je sais c’est que c’est assez « cool ». Pas de devoirs et pas de pression. Certains s’en plaignent, mais il faut garder en tête que l’éducation des enfants passe surtout par un suivi des parents et le développement de leur culture générale. N’attendez pas que le gouvernement le fasse pour vous, et surtout n’attendez pas une seul minute pour leur ouvrir un compte REEE afin de commencer les contributions à leurs futures études.
       
      Venons-en maintenant à ce fameux hiver manitobain. Honnêtement je m’attendais à pire. Ce n’est pas tant le froid qui dérange car on est bien équipé et on fait tout en voiture, mais la longueur de la saison est assez pesante. Arrivés en février-mars, on a envie d’enlever ses bottes et ressortir ses t-shirts de l’armoire. Par contre, gros point positif : l’ensoleillement de la ville est extraordinaire. Certains me diront à quoi ça sert d’avoir du soleil quand il fait -30° ? Eh bien ça fait toute la différence, du moins pour le méditerranéen que je suis. Le soleil vous redonne le sourire, mais attention aux coups de froid. On peut se faire avoir facilement si on ne regarde pas la météo.
      On a eu plus de mal à nous habituer à la nourriture. Les légumes ne sont pas vraiment les mêmes et les prix de certains aliments sont exorbitants ! L’artichaut à 2$ pièce ou le chou-fleur à 5$ ça fait mal. Quand je pense que je les snobais avant ! Mais bon c’est le revers de la médaille. On a aussi fait le choix de nous orienter vers le bio depuis quelques mois. Vu que tous les produits, ou presque, viennent des USA, le mieux est d’éviter tout ce qui est production de masse et OGM. Ça nous coûte plus cher certes mais au moins on est sûr que nos enfants mangent sainement. Sinon oui les fromages et la pâtisserie fine nous manquent. Ce n’est pas qu’il n’y en a pas, ça existe. Mais très peu et très cher et pas forcément de bonne qualité. Compter au moins 8$ pour une petite boîte de fromage quelconque et encore quelques dollars pour un gâteau qui n’a pas très bon goût. Mais on s’y fait et le reste compense.
      On a tout de même une vie rêvée, on peut faire tout ce qu’on a envie de faire, les petites sont super épanouies et nos weekends sont de vraies vacances.
      En parlant de ça, ici le temps a une toute autre valeur. Contrairement à notre vie d’avant, ici les semaines passent très vite et les weekends très lentement. On a le temps de bien profiter de nos journées et pour la première fois de notre vie on se sent VIVRE ! C’est un sentiment très spécial et je reviens encore à ce que je disais plus haut : on travaille pour vivre et pas le contraire.
      Il y a des parcs partout, des piscines (quand elles ne sont pas gelées lol) et plein d’autres endroits où on peut juste aller se détendre. On a découvert ce qu’était une vie de famille, même si j’avoue qu’il est difficile –au départ- de se retrouver loin des siens. Vous découvrez d’autres valeurs, vous vous recentrez sur l’essentiel et comprenez bien vite que vous faisiez plein de choses sans en avoir envie. Maintenant on fait ce qui nous plaît, loin des pressions sociales. Si on ne veut pas faire à manger on ne le fait pas. Quand on invite des amis on se fait des potluck à la canadienne où chacun ramène à manger. Plus besoin de protocoles et de ces choses qui vous énervent mais que vous deviez faire juste parce que « c’est comme ça ». On fait les choses à notre façon et on aime ça !
       
      Winnipeg aura été pour nous un choix salutaire. On n’est pas obligé de se taper 2 heures d’embouteillages avant de rentrer chez soi. Ça change la vie ! Tout se fait en anglais certes, alors il faut y être préparé. Mais les avantages y sont tellement nombreux qu’on ne se voit pas bouger d’ici. J’ai eu l’occasion de visiter plusieurs grandes villes, mais je ne suis jamais aussi bien senti qu’ici. C’est un endroit idéal pour ceux qui veulent avoir une vie paisible, sans pression et avec plein d’avantages. Depuis notre installation je suis partie à Toronto et à Montréal à plusieurs reprises et à chaque fois j’avais cette sensation d’étouffement. Trop de monde, trop de pression, pas assez d’espaces. Winnipeg me donne l’pression de vivre en campagne avec le confort de la ville. Ça n’a pas de prix !
       
      Pour clore, nous ne regrettons absolument rien. Notre vie d’avant nous semble si loin, si différente que parfois on se demande comment on pouvait faire ceci ou cela. Le Manitoba nous a offert cette paix de l’esprit qui nous manquait et nous a permis de nous recentrer sur l’essentiel : notre famille. Nous ne nous voyons plus revenir au pays, sauf urgence familiale. Autant dire que les projets de vacances n’incluent pas l’Algérie comme destination. Les parents viennent nous voir une à deux fois par an ce qui est largement suffisant. Notre vie est désormais ici, auprès de nos amis, de nos voisins et de tout ce qui fait de nous des personnes heureuses.
      Si certains hésitent encore, dites-vous qu’une fois dans l’avion les larmes sèchent et une nouvelle vie bien plus excitante vous ouvre les bras. Gardez surtout cette belle citation de Paulo Coelho en tête : « Si vous pensez que l’aventure est dangereuse, essayez la routine... Elle est mortelle ».
       
      Bon courage à tous
    • Par Li Lou
      Bonjour à tous,

      avant de faire un petit bilan, je vais vous faire un petit récap de notre situation :
      Mon mari était développeur web à son compte depuis + de 3 ans, moi je bossais en CDI dans une SPA en secrétariat/communication (un peu de tout quoi^^)
      Nous avons eu la chance de passer dans le quota pour Mon Projet Quebec du mois de Juin.
      Mon mari a obtenu un PVT au mois d'Aout.
      J'ai quitté mon poste, nous avons tout vendu et sommes partis mi octobre avec notre chat ^^ (dernier vol air transat direct Bordeaux-Montréal)

      J'ai obtenu un visa touristique de 6 mois et mon conjoint à validé son PVT.  On est passés séparément à la douane, puis il a m'a rejoint après. La douanière nous a dit : vous seriez passé ensemble, je vous aurai donné un visa touristique de 2 ans (durée du PVT de mon mari). Donc pour les couples dont un seul a obtenu un PVT : passez ensemble ! n'écoutez pas ce qu'il y a marqué "un PVT ne doit pas être accompagné..."

      On est resté dans un hôtel pas cher qui acceptait les animaux à côté de l'aéroport le temps de trouver un appart. Mon mari a postulé à plein d'offres d'emploi en tant que développeur web. réponse 2 jours après. Série d'entretiens. Embauché 15 jours après dans une agence à Sherbrooke. On a rapidement trouvé un appart à Shrbrooke (il y en a plein à louer). Le loyer est plus cher que ce que l'on avait prévu, mais on l'a adoré en le visitant ^^

      Les 3 premiers jours ont été galère, il a fallut tout acheter (lit, frigo, cuisinière, laveuse, vaisselle...) et on a bien galéré car la plupart des magasins n'avaient rien en stock et ne livraient que dans 2 semaines... On a réussi a avoir le lit le premier jour, le reste les jours suivants dans des plus petits magasins. Et puis mon mari a commencé à bosser, et la routine s'est installée. On a rapidement pris nos marques. Mon mari gagne plus à poste équivalent qu'en France. Mais la nourriture et internet/téléphone sont plus cher. Tout n'est pas tout rose faut pas rêver non plus ^^
      L'ambiance est très décontracte, zen, pas de pression. et ça, ça fait du bien.
      Dès qu'on a eu internet, j'ai fait une demande de permis de travail (je pouvais car mon mari a obtenu un travail en catégorie O, A ou B (A dans sons cas je crois). En 3 semaines, ils me l'ont envoyé par courrier. Pas besoin de passez par la douane, c'est le permis direct. J'ai plus qu'à trouver un boulot maintenant.^^

      Pour le froid, pas de problème pour nous pour le moment. Cela ne nous dérange pas. On se couvre bien, et c'est partit !
      Pour la nourriture : le fromage nous manque ! Ca on le savait déjà en partant ^^ Pour le reste ca va, on s'adapte, on change nos habitudes alimentaires et c'est bon. C'est une question d'adaptation et d'être prêts à le faire je pense.
      L'achat d'une voiture : Bien sûr, il nous a fallut une voiture ! On a préféré passer par un concessionnaire, pour pas avoir de mauvaise surprise. C'est plus cher, mais on est tranquilles. Comme on avait pas assez d'argent pour l'acheter comptant, on a fait un crédit, et là ca se complique. On a réussi a avoir un crédit sur 4 ans (alors que notre visa n'est que de 2 ans... oui oui...) à condition d'acheter une voiture de 4 ans d'âge maximum. Toujours bon à savoir, ça limite direct les recherches mais ca augmente le prix... donc à prendre en compte pour ceux qui partent

      Conseil pour ceux qui partent en PVT : prévoyez de partir avec pas mal d'argent de côté ! Vraiment pas mal ! ^^
       

      Pour le moment, aucun regret, on adore ! On verra à la longue ...
       
    • Par luckyel
      Bientôt 6 mois au Québec , un petit bilan s'impose!!
       
      Le 06 Avril 2016 à 17h , j'arrivais à Montréal en provenance de Paris avec 3 valises bien remplies
       
      Les premiers jours , repos pour moi ,  je récupère du voyage et des derniers jours épuisants en France . 
      Deux jours après , je fais toutes les démarches administratives à faire : NAS , Banque , Forfait téléphone. 
       
      Les premiers mois , j'étais hébergée par mon oncle qui habite dans l'Ouest de Montréal à Lasalle.
       
      Je découvre les grands espaces verts et les parcs montréalais . Je prends aussi le temps de visiter un peu la région et que vous dire , J ADORE le QUEBEC.
       
      Très vite , je me lance dans la recherche d'emplois. Je travaillais dans la banque en France . 
       
      20 jours après mon arrivée , je trouve un emploi temporaire dans la vente pour 5 semaines. C est ainsi que je découvre le monde professionnel québécois , tout s'est très bien passé.  Et d'ailleurs Merci à ce site , j'ai trouvé l'offre ici 
       
      A la fin de ce contrat (fin Mai) , je me remet dans les recherches d'emploi . Au bout d'un mois ( Juillet) je trouve un boulot dans une agence marketing pour un poste de gestionnaire de compte mais au bout de deux semaines je me rends compte que le poste en question ne correspondait pas du tout à ce qu'il m'avait vendu . Je démissionne très rapidement au bout de 3 semaines . 
       
      En Août ,  je trouve un autre emploi dans la banque et le poste me plaît bien et ça se passe très bien . Je viens de trouver également un logement vers Verdun (Montréal) à 15 minutes du boulot et c'est le top 
       
      Coté social , je me suis fait un petit réseau d'amis mais essentiellement des immigrants aussi comme moi . 
       
      Le bilan est très positif , je ne regrette pas un instant d'avoir quitter la France . Certes , ce n'est pas le top tous les jours : l'immigration est fait de hauts et de bas , il faut se donner  le temps de s'adapter et se refaire ses propres repère ( vie sociale , professionnelle...) . Je suis passée par plusieurs phases en 6 mois : de l'excitation des premiers jours ensuite la phase de comparaison  ( je pense qu'on passe tous par là ) , puis vient la phase de désillusions ( et oui ici, c est différent et il faut pouvoir s'adapter et suivre la cadence ) , après la phase de questionnement et de doutes puis enfin on finit par trouver sa petite place et on fait son petit nid petit à petit. 
       
      J'attends donc de découvrir l'hiver canadien qui sera le premier pour ma part
       
      Je remercie aussi les admin et à toutes les personnes qui contribuent sur ce forum , il m'a beaucoup aidé pendant mes démarches en France et même en étant ici je continue à le consulter. 
       
      Voilà voilà 
    • Par mariedm
      Je ne sais pas trop par où commencer ! Cela fait très longtemps que je n'étais pas venu sur le forum, et je tiens à m'excuser pour les personnes qui m'avaient laissé un message ... Je viens de les découvrir, oups !
      Je sais que quand on est dans la phase d'interrogation sur une éventuelle immigration, ou quand on est dans l'attente des visas, chaque témoignage est comme un trésor, on s'y raccroche, on s'y compare, on s'y projette. Je vais donc tenter de vous faire un petit résumé, même si cela n'est pas si simple car la vie suit son court avec sa routine, et les choses qui nous paraissaient surprenantes au début, nous sont maintenant familières.
       
      Mon mari, mon fils et moi sommes arrivés à Gatineau le 1er juillet 2015 avec des RP, le logement avait été trouvé grâce à l'aide d'une bonne âme sur place, heureusement car à distance ce n'est pas facile. Mais comble du bonheur, la maison est à 8 min à pieds de l'hôpital de Gatineau et à 5 min à pieds de l'école primaire. Un vrai confort apprécié chaque jour car mon fils et moi rentrons manger chez nous le midi, c'est chouette.
       
      J'ai commencé mon stage d'intégration à l'hôpital fin août 2015, qu'on se le dise, ce n'est pas une simple formalité, c'est une épreuve. Pour moi ça s'est bien passé mais ça demande beaucoup d'énergie, on n'a pas le droit à l'erreur et il faut de suite rentrer dans le moule. Mais je dois dire que j'ai vraiment bien été accueillie dans les services, ça a été un grand réconfort.
      Finalement le stage s'est terminé en décembre et j'ai eu mon permis définitif en janvier, une bonne chose de faite ! Après ça, j'ai commencé sur l'équipe volante jour/soir ... ça s'est moins le fun ... souvent pas 2 jours de suite sur le même service, parfois pas placée du tout et obligée d'attendre qu'on te dise où aller, ou qu'on te propose de prendre ta journée si ça te tente. Heureusement, il y a les affectations ! Tu fais alors un remplacement de plus ou moins longue durée, en ce moment je suis en chimiothérapie et j'aime ça ... dommage que cela ne puisse durer, à un moment on me dira qu'on n'a plus besoin de moi et je retournerai sur l'équipe volante ... on verra ! 
      Et puis honnêtement, l'horaire de soir, c'est juste affreux pour la vie de famille, tu pars bosser avant que les enfants ne rentrent de l'école et tu reviens quand il dorment. En général tu ne dors pas avant 1h du mat mais tu dois de lever pareil à 7h le lendemain ... Autre point noir, comme vous le savez surement les postes sont octroyés à l'ancienneté, donc dès qu'il y a un poste un peu sympa, il y a 50 personnes qui postulent et les 15 premiers on au moins 20 ans d'expérience dans l'hôpital ... c'est un peu désespérant. Mais bon, c'est comme ça ... A ce compte là, j'aurai peut-être un post pour ma retraite !  Sinon, j'aime l'ambiance de travail, on se marre bien quand même.
      Du côté de mon fils, aucun problème d'intégration, il s'est vite fait des amis. Il aime le fonctionnement à l'école même si il a du beaucoup travailler. En septembre 2015 il est entré en 4ème année, et on s'est aperçu que beaucoup de choses avaient été déjà vu ici, qu'ils étaient en avance sur les maths mais aussi sur le français ! Il a donc fallu ramer pas mal. De plus, il avait beaucoup de devoirs à faire à la maison, on leur donnait une liste de travail à faire pour la semaine suivante et à eux de s'organiser pour tout faire ... ça s'était vraiment nouveau pour nous !!! Au moins mon fils a appris ce que s'est de travailler, et heureusement il a été récompensé car il est passé en 5ème année (et a eu aussi droit à un beau trampoline  il l'a franchement mérité). Sinon, pour lui la vie est belle, il joue avec ses copains dans la rue ou dans les parcs autour, il peut faire du vélo ou du patin à glace l'hiver (une patinoire est créée l'hiver sur un terrain à côté de l'école, c'est "nice" comme il dit).
      En parlant d'expression, mon fils ne parle plus tout à fait la même langue qu'il y a un an ... AWEIE, tu viens tu ?, C'est dont bien plate ! C'est une joke etc. Bon honnêtement pour moi c'est pareil, un peu moins d'anglicisme peut-être ... encore que moins aussi maintenant avec mes patients je cédule et je cancèle ... ça fait parti du quotidien ! (il faut savoir aussi qu'à Gatineau avec la proximité de l'Ontario, il y a énormément de patients anglophones).
       
      Du côté de mon mari maintenant, ça a été beaucoup plus compliqué, il est plombier et avait fait toutes les démarches depuis la France pour obtenir sa carte de compagnon, il ne lui restait "plus qu'à" passer 3 petites formations complémentaires organisées par la CCQ, il en a passé une en 2015 à Montréal mais les 2 autres on été annulées faute d'avoir suffisamment de participants, or, il a en principe 2 ans pour passer ces formations ... il doit donc se réinscrire cet été. Comme il s'était inscrit au syndicat il a pu travailler quelques jours à 2 reprises quand beaucoup de main d'oeuvre était nécessaire. Voyant que ça  n'avançait pas de ce côté, il a refait ses CV, et a postuler chez Rona, réno dépôt, Canadian tire et bien d'autre. Les entretiens se passaient tous super bien et on devait toujours le rappeler quelque soit la décision .... mouais, quand il finissait par appeler pour savoir où ça en était, le poste était déjà pris .... Bof !
      Et puis enfin, grâce à un ami déjà dans la place, il a pu obtenir un entretien dans un centre commercial et a obtenu un poste de maintenance technique ... ouf un premier vrai poste ! c'était il y a 3 mois, un contrat de 20h (il en fait le double), au salaire minimum donc pas top, mais enfin on lui donnait la chance de faire ses preuves, il s'est donné à fond et on vient déjà de lui proposer d'évoluer sur un autre poste .... ça s'est vraiment l'fun  
      J'avoue qu'à un moment, quand toutes les réponses étaient négatives, j'ai eu un moment de panique et une petite voix dans ma tête commençait à me dire qu'on allait devoir rentrer en France "la queue entre les jambes", amers et délestés d'une bonne grosse partie de nos économie ... Heureusement le vent a tourné en notre faveur !
       
      Finalement après 1 an et 1 mois, on est plutôt bien et on peut partir sur d'autres projets. En ce moment on cherche donc une maison à acheter (et on l'a peut-être trouvé!), on va rester dans le même quartier pour l'école et la proximité de l'hôpital. Le point pénible c'est d'être "pogné" avec notre bail jusqu'au 1er juillet (d’ailleurs on cherchera surement quelqu'un pour reprendre notre location ou pour la sous louer, si ça intéresse quelqu'un, ça vaut le coup !!!!).
       
      Bon là je me rend compte que j'ai écrit un gros pavé qui ne décrit qu'une partie de notre expérience et qui ne peut rendre vraiment compte de ce qu'est la vie ici, mais il faut le vivre pour se faire vraiment une idée. En gros, si on fait la part du "bof" et du "c'est l'fun", et bien le bilan est positif.
       
      Comme je le disais au départ, la routine s'installe à un moment et ça fait un bien fou après 2 ans et demi de démarches en France et 1 an d'installation et d'intégration ici ... ça prend une bonne dose d'énergie quand même !
       
      Ah, j'ai oublié de parler de Gatineau, je dirais que pour les jeunes célibataires qui aiment faire de grosses fiesta ce n'est pas vraiment la bonne place, mais pour les familles, c'est vraiment chouettes. Pour les vrais citadins qui veulent des transports en communs et une vie culturelle débordante c'est pas le top non plus (même s'il y a beaucoup de musées et d’événements organisés), par contre pour les amoureux de natures et de sports en plein air c'est parfait ! Si vous voulez vous passer de voiture c'est possible à condition d'habiter Hull ou sur le parcours du Rapibus, ailleurs c'est galère !
       
      Voilà ! Bonne démarches à tous ! 
       
      Marie
       
       
       
    • Par titpaul
      Le 27 Juillet 2013, ma femme et moi récupérions nos valises à l’aéroport Pearson et nous apprêtions, un peu hésitant, à démarrer une nouvelle page de nos vies à Toronto. Les choses ont pris depuis un sérieux coup d’accélérateur mais reprenons depuis le début !
      Poussés par notre passion commune de voyager, l’envie de vivre une expérience à l’étranger nous démangeait depuis plusieurs années. Nous travaillions tous deux sur Paris dans des grosses boites multinationales mais les perspectives d’expatriation nous semblaient compliquées : villes reculées de pays en développement, quasi-impossibilité pour le conjoint « suiveur » de trouver un emploi, etc.
      Nous sommes tombés un peu par hasard (merci le numéro spécial de l’Express) sur le Canada et son service d’immigration aguicheur. Un pays moderne, une économie en plein boom, des langues anglaises et françaises, le continent nord-américain : le pays remplissait tous nos critères, au moins sur le papier. Ni une, ni deux, nous allons nous installer au Canda et notre choix se porte vite sur Montréal comme la plupart de nos compatriotes.
      Nous démarrons les démarches pour obtenir les visas et deux ans plus tard (!) nous pouvons enfin immigrer légalement. Nous planifions notre départ sur l’année suivante mais décidons de passer nos vacances d’été 2012 au Canada. Madame connait déjà un peu Montréal mais pour ma part, je n’ai jamais mis les pieds dans le pays ou je m’apprête à habiter ! Nous voilà donc parti pour un voyage de découverte de Toronto et Montréal. Montréal m’a plu, à la croisée des cultures françaises et anglo-saxonnes, mais Toronto m’a fasciné ! La plus américaine des villes canadiennes dégage une énergie sans pareil avec son skyline fait autant de gratte-ciels que de grues de chantier, son lac Ontario qui est en fait une vraie mer d’eau douce et ses dizaines de « neighborhoods » faits  de rues bordées d’arbres et de maisons victoriennes. Changement de programme à quelque mois du départ : nous tenterons notre chance à Toronto et, si le gap culturel/linguistique et trop dur, nous essaierons Montréal.
      Nous voici donc à l’aéroport Pearson ce samedi 27 Juillet 2013. Nous passons la douane et toutes les formalités liées à l’immigration sans encombre puis nous embarquons dans un taxi à destination du downtown. Nous passons les premiers jours dans une auberge jeunesse de Chinatown puis le premier mois dans un grand appartement du bord de lac (Harbourfront comme on l’appelle ici) sous-loué à des français rentrés au pays pour les vacances d’été. Nous profitons de cette période pour nous trouver un logement durable (à Church & Wellesley, le quartier gay) et faire toutes les démarches administratives.
      Un mois et demi après notre arrivée, je passe mon premier entretien et obtiens un poste d’acheteur dans l’industrie aéronautique. Trois semaines plus tard, ma femme obtient également un poste d’acheteur dans une chaine hôtelière. En moins de trois mois, nous avons tous deux trouvés un job dans nos domaines respectifs : c’est inespéré !...
      Apres 5 mois de vie Torontoise, nous décidons ne ramener nos économies françaises au Canada et commençons à regarder le marché de l’immobilier (plus par curiosité qu’autre chose). Nous nous rendons vite à l’évidence : le boom de l’immobilier est tel à Toronto que, soit nous achetons une petite maison tout de suite, soit nous achèterons un appartement plus tard. A 15% d’augmentation annuelle, aucune maison ne sera financièrement accessible pour nous d’ici 12 mois. Nous décidons de foncer et nous voici propriétaires d’une « semi-detached » (entendez par là une maison mitoyenne) dans le quartier de Greektown à l’est du downtown après 8 mois de vie à Toronto. On nous avait promis une première année mouvementée et pleine de surprises : on n’a pas été déçu !...
      Nous passons l’année suivante et faire retaper et à retaper notre maison. Nous avons aussi appris à découvrir et apprivoiser cette ville au fil des saisons. Non, Toronto n’est pas une ville charmante qu’il est facile d’apprécier en tant que touriste (tous les migrants connaissent la difficulté de faire découvrir la ville à leurs familles/amis qui viennent leur rendre visite) mais Toronto est très agréable à vivre. C’est une ville suffisamment grande pour être une mégalopole internationale et bénéficier des avantages qui vont avec (les seuls équipes de basket et baseball du Canada, une équipe de hockey, toutes les concerts/tournées internationales) même si la vie culturelle (expos, musées) laisse encore à désirer. Mais c’est également une ville encore à taille humaine avec beaucoup d’espaces verts, des plages, ou il est possible d’habiter au centre-ville sans gagner $300,000 par an (en comparaison de New York, Paris, Londres, etc.).
      L’année qui vient de s’écouler a été plus paisible et on a profité d’un hiver particulièrement doux et d’un été exceptionnel  pour profiter de tous les atouts de la ville : ski et patin l’hiver, plage et terrasse l’été. Je viens même de réaliser un vieux rêve en m’offre un petit voilier pour naviguer le long du skyline et des Toronto Islands ! Une vie que je n’osais même pas imaginer il y a encore 4 ans.
      Inutile de vous dire que cette immigration a pour nous été un vrai succès ! Nous n’en espérions pas tant et nous sommes absolument ravis de notre vie ici. Notre histoire ne doit pas servir de standard type d’immigration mais nous connaissons beaucoup de compatriote ici qui ont très bien réussi leur installation pour peu qu’ils se soient bien préparés.  Nous étions venu ici pour une période minimum de trois ans, nous n’avons aujourd’hui aucune intention de repartir et il est fort probable que nous puissions faire notre demande de citoyenneté d’ici Noel prochain !
      A tout ceux qui vivent à Montréal et pensent que Toronto est une ville monotone et dédiée au business, je ne peux que vous encourager à venir vous faire une idée par vous-même en venant visiter. Je sais que c’est l’image que renvoie la ville au Québec et c’était probablement le cas il y a encore 10 ans mais la ville subit une véritable renaissance !
      Je terminerai ce bilan avec un petit pro/cons de la ville.
      Pro :
      Megalopole super dynamique avec une économie florissante
      Lac Ontario et ses plages, ses iles, ses voiliers
      L’ouverture d’esprit des torontois (60% de la population n’est pas née au Canada !)
      La verdure a proximité des gratte-ciels
      Les dizaines de quartiers qui sont autant d’invitation au voyage
      L’hiver plus doux qu’au Québec
       
      Cons :
      Les transtransports en commun chers et défectueux
      Le prix des assurances voiture
      Le prix de l’immobilier qui commence à être cher (même si rien à voir avec Paris, NY, Londres)
      Une vie culturelle encore pauvre (expos, musées)
      L’hiver trop long
    • Par immigrer.com
      Notre blogueuse Blueberry fête ses 10 ans à Vancouver !

      Bravo Blueberry pour cet anniversaire et merci pour ton super bilan!
       
      http://www.immigrer.com/blog/blueberry/5922-10-ans-a-vancouver-bilan
    • Par wilitause
      Voilà l'heure d'un petit bilan s'impose alors je ne sais pas vraiment pourquoi je l'écris mais y a quelques personnes sur le forum qui me connaissent à travers les commentaires que j'ai pu laissé ou les avis souvent vif que j'ai pu laisser ici ou là sur le forum.
       
      Alors bref récapitulatif pour ceux qui me découvriront en lisant ce bilan.
       
      Je m'appelle Lewis j'ai 30 ans aujourd'hui, j'ai débarqué ici le 15 Août 2013 avec 100 kg de bagages, toute ma vie en somme!!
      J'ai quitté une situation correcte en France (salarié de la RATP) pour essayer de voir où je suis capable d'aller...
       
      J'ai commencé par quelques cours au cégep du vieux Montréal en informatique le DEC histoire de me remettre en scelle (j'ai un DUT en stat info décisionnel)  mais je n'ai pas appris grand chose donc j'ai quitté au bout d'une session, j'ai connu les jobines en bois à 11$/h l’entrepôt Dollarama de la station de la savane, le traitement de courrier chez Symcor, bus boy dans un restaurant qui a déjà fait faillite  et j'en passe...
      Au début j'ai eu du mal à me faire à la vie d'ici, j'avais du mal à socialiser je vivais au résidence de l'UQAM sur St-Urbain pour ceux qui sont de Montréal ça situera.
      Le sport m'a beaucoup aidé dans ma phrase d'adaptation, je me suis entraîné souvent durant mon 1er hiver au YMCA celui du centre ville sur la rue Stanley... et sans le savoir c'est ici que ma vie va littéralement basculer....
       
      Nous sommes en janvier 2014 je suis pleine déprime sentimentale énième brouille avec une ex venu de France pour tenter de recoller les morceaux le tout qui ce concluant par un mélodrame lors d'un week-end à NYC rocambolesque dont je vous épargnerai les détails...
      Donc au fond du sac je vais m’entraîner en vu du marathon de Montréal au début de l'automne 2014 au YMCA et c'est la que je vais rencontrer la fille qui va faire basculer mon aventure au Canada
      cela à commencé par des regards insistant à chaque fois que j'étais présent puis une discussion, puis des entraînements ensemble, puis l'échange de Facebook mouais on est en 2014 
      Je savais qu'avec elle les choses se passeraient bien et que ça irait loin et très vite car au mois de mai nous déménagions au plateau alors que nous nous sommes officiellement mis en couple en février 2014.
       
      En décembre 2014 notre fille est née (yep on a pas perdu de temps c'est clair )
      j'ai pu rentrer à la Banque nationale grâce à la recommandation de son gestionnaire en janvier 2015, nous nous sommes mariés en mai 2015 en Martinique l’île dont ma mère est originaire mémorable
      Ma femme est Roumaine elle aussi a immigré au Canada quelques mois avant mois d'ailleurs
       
      Nous avons acheté une maison dans l'ouest de l'île et nous attendons notre deuxième un garçon pour début mai de cette année, je vais quitter la banque dans quelques semaines, j'ai monté mon entreprise et je vais désormais travailler pour mon propre compte.
       
      En venant ici j'étais loin d'imaginer que mon destin basculerais de la sorte j'ai vécu tant d'émotions depuis que je suis ici!!!
      Le Canada m'a déjà beaucoup donné, je pense avoir pris la meilleur décision en venant ici...
      Je ne savais pas où je mettais les pieds mais j'ai clairement trouvé chaussure à mes pieds, je me sens moi-même ici, je sens moins de barrières ici qu'en France je ne compare plus tellement c'est évident en tout cas moi ça me convient parfaitement!!
       
      Je me sens chez moi ici ce que je n'ai jamais pu ressentir en 27ans en France oui forcement on me demandait toujours d'où je venais donc je me suis toujours senti comme un étranger là-bas.
       
      Je n'ai pas de rancune, je sais que c'est un problème récurant en France mais c'est un autre débat...
       
      Je vais conclure sur cette note positive 
       
      La France c'est ma mère je l'aimerais toujours malgré le mal qu'elle a pu me faire, et le Canada c'est ma femme celle qui m'a donné le bonheur qu'un homme rêve d'avoir.
    • Par sffflm
      Voilà presque 7 ans que nous sommes installés au Québec  
      Pour les intéressés, je pourrais raconter notre histoire, mais pour en revenir à mes impressions, après ces quelques années, je peux affirmer que nous avons fait un excellent choix. 
      Mes 3 enfants, ma femme et moi même sommes heureux de notre décision de venir ici. 
      Pour rien au monde je ne reviendrais en arrière. 
    • Par Hawaiienne 54
      Je réalise que c'est ici la bonne place pour vous parler de notre livre, encore en cours de ré écriture et recorrection.

      Ce livre s'appellera "De l'autre côté" et raconte l'incroyable histoire de notre immigration au Quebec.
      Vous pouvez suivre l'avancée de l'écriture sur le blog des Bilous et aussi y lire l'introduction. Si vous souhaitez nous soutenir vous pouvez également rejoindre la page Facebook "de l'autre côté".

      Je vous donnerai ici des nouvelles de l'avancée. Ce livre sera édité et publié en France mais on pourra le commander partout dans le monde.
    • Par Adjamee
      Ayant lu régulièrement les témoignages sur Immigrer.com au fil des ans pour y trouver de linformation ou simplement un sentiment dexpérience partagée, je laisse à mon tour le mien

      Quand je parle de mon expérience québécoise autour de moi, je rappelle que cest une expérience individuelle, bâtie sur une histoire personnelle, des rencontres et des hasards et quil serait donc malvenu de généraliser. Ami lecteur, garde cela à lesprit !

      Toulousaine dadoption et coincée dans le chômage, jai décidé de donner un petit coup de pouce à ma carrière (milieu des bibliothèques) il y a 12 ans de ça en reprenant mes études professionnelles pour acquérir un profil ultra spécialisé. Cela ma menée au Québec, que jimaginais naïvement bilingue après avoir fait un stage à Ottawa, et que je pensais utiliser comme tremplin vers une formation aux États-Unis (ma vraie destination). Pour des raisons déquivalences professionnelles et de diplômes qui nexistaient pas à lépoque dans mon secteur entre le France et le Québec, jai dû refaire un second cycle universitaire au complet ce qui a épuisé et mon temps et mes économies : mon projet américain a tourné court.

      Mais la chance ma souri car des opportunités demploi dans mon domaine et ma spécialité se sont présentées sur un plateau à Montréal et à partir de là ma carrière a fait un joli bond en avant. Jai également eu lopportunité de commencer à enseigner à luniversité (autre profession qui me passionne) et de me lancer dans un doctorat. Jamais je naurai imaginé pouvoir faire tout ça lorsque jai quitté la France et je ne pense pas que jaurais eu autant douvertures là-bas pour réaliser tout ce que jai accompli depuis sur le plan professionnel. De ce point de vue, mon bilan québécois est tout à fait positif car il a clairement majoré ma trajectoire professionnelle.

      Cependant, parallèlement à tout ce que je vivais de stimulant dans mes projets professionnels, denseignement et de recherche, sur le plan culturel et relationnel, les choses ne sont malheureusement pas allées aussi bien.

      Dans mon milieu de travail dabord et je parle uniquement du secteur de spécialité qui est le mien au sein du domaine bien plus vaste quest celui des bibliothèques ma nationalité française, ma jeunesse combinée à une ascension rapide, le fait également que je sois une femme, ont cristallisé beaucoup dagressivité. Jai appris le terme et la définition de « harcèlement au travail » dans le bureau dune psychologue que jétais allée consulter chez mon premier employeur, ne sachant plus comment me sortir dun climat de travail hostile et que je ne comprenais pas. La psychologue ma incitée à aller parler à ma hiérarchie immédiatement, hiérarchie qui na finalement rien fait à part mencourager à « garder mon beau sourire » car mon contrat sachevait (et la directrice à laquelle jétais allée parler démissionnait quelques jours plus tard ai-je appris par la suite).
      Chez mon employeur suivant, manque de chance je me suis trouvée obtenir un poste convoité par une déléguée syndicale (qui navait pas les qualifications pour le poste) et avant même mon arrivée plusieurs délégués de mon propre syndicat ont commencé à me faire la guerre. Cela a été plusieurs années extrêmement pénibles dintimidation, de sabotage de mon travail, de diffamation et disolement. Pour la petite histoire, lun des délégués est allé jusquà appeler Immigration Canada pour tenter de faire ouvrir une enquête sur moi au prétexte de fausses déclarations faites dans ma demande de permis de travail. Sa tentative pour me faire perdre mon permis de travail et de séjour a heureusement échoué mais ça donne une bonne idée du caractère « no limit » de leurs actions. Lorsque jai obtenu un poste de cadre, lhostilité sest encore accentuée moi et ma direction pensions que ça irait mieux puisque je ne serais plus syndiquée, quelle bêtise ! et jai fini par faire une dépression majeure qui a duré plus dun an. Après une tentative de retour à mon poste, jai décidé de démissionner et de quitter le Québec où je ne voyais aucun autre poste intéressant et où je navais plus envie de faire partie dun milieu que sa petitesse avait rendu exagérément territorialiste et vindicatif.
      Je tiens à souligner que par ailleurs tous mes collègues bibliothécaires nappartenant pas à ce petit milieu spécialisé et nétant pas amis avec des délégués voulant voir une des leurs à ma place étaient tous absolument adorables (ou invisibles car se cachant pour ne pas être mêlés à tout ça). Ma démission a aussi été un grand choc pour léquipe des cadres et mon histoire et limpuissance à y remédier a été très mal vécue par beaucoup. Donc comme je le disais au début, mon histoire est le fruit de rencontres mauvaises en loccurrence et ne doit pas être généralisée.

      Ce qui se détache néanmoins est que ma nationalité française a à chaque fois servi de levier pour justifier les actions de harcèlement auprès des personnes que les meneurs voulaient rallier à leur cause. Et que ça a toujours très bien marché.

      La décision pour moi de quitter le Québec suite à la décision de quitter ce poste que jadorais a été immédiate car ma vie professionnelle était ce qui me nourrissait en lieu et place de tout ce qui me manquait au Québec.

      Dune part le fait que la culture québécoise était assez restreinte (je parle en terme doffre dans les musées etc., je ne veux pas dire que la culture québécoise est restreinte !) comparé à leffervescence et la richesse culturelle européenne était pour moi une frustration car je suis une grosse consommatrice de culture.

      Dautre part sur le plan relationnel, le fonctionnement québécois tel que je lai expérimenté depuis plus de 10 ans, ne correspondait pas à mes valeurs et ma personnalité.
      Que ce soit dans le travail, dans les rapports amicaux ou dans les relations sentimentales, jai été rapidement confrontée à ce que je décrirais comme un décalage entre le discours et le sentiment. Cest-à-dire que dans le rapport verbal, les québécois que jai rencontrés sont très facilement dans un registre affectif (grande cordialité, expression amicale ou amoureuse facile) mais quen même temps, dans les faits, ils restent très distants et les rapports restent superficiels et souvent sans suite. Par exemple, après que jai quitté mes différents emplois, malgré de grandes démonstrations damitié et de tristesse (allant jusquaux pleurs !), pratiquement personne na cherché à me contacter par la suite pour avoir des nouvelles, prendre un verre ou autre. Alors que je suis toujours amie malgré le temps et la distance avec la majorité des collègues que jai laissés en France.
      Idem pour les relations amoureuses : les hommes québécois que jai rencontrés tiennent un discours qui donne limpression quils veulent sengager dans une relation de couple (présentation aux amis, à la famille, projets dinstallation ensemble, etc.) alors que pas du tout. Il ny a pas cette clarté que je retrouve chez les européens : que l'on soit en couple ou juste amants (avec toutes les nuances possibles entre les deux !...), c'est clairement exprimé.
      Ce flou artistique se retrouve aussi dans les situations difficiles où il faudrait justement parler de choses qui fâchent ou qui blessent (licenciement, rupture amoureuse, etc.) : la plupart du temps jai constaté que les québécois ont tendance à ne pas dire les choses ou carrément à fuir, à lévidence pour éviter toute situation conflictuelle. Par exemple si vous demandez des nouvelles du renouvellement de contrat qui vous a été confirmé verbalement quelques jours plus tôt et que lon vous répond par courriel quil ny a pas encore de nouveau à ce sujet mais quon vous souhaite la meilleure des chances dans vos projets futurs, cela signifie que vous navez plus de contrat et que vous devez trouver fissa un autre boulot Petit exemple vécu Ma personnalité « cartes sur tables » et mes valeurs saccommodent assez mal de ce fonctionnement très courant au Québec et cest ce qui a certainement empêché que je développe un attachement à la culture québécoise.

      Cela dit, il y a plusieurs aspects que j'apprécie particulièrement dans cette culture. D'abord le côté positif pour les femmes : on nest JAMAIS embêtées dans la rue ! Le féminisme québécois a eu du bon même sil a en même temps fait des ravages (pas mal dhommes sont un peu voire beaucoup effrayés par les femmes). Et le côté positif pour les « minorités visibles » (dont je fais partie, étant métisse) : on nest JAMAIS insulté dans la rue ! La xénophobie et le racisme sont tout aussi présents que dans nimporte quel pays mais cela sexprime de manière plus subtile. Et il y a aussi lexception culturelle québécoise marquée par le versant positif du multiculturalisme : chez certains québécois un réel enthousiasme vis-à-vis des immigrants et un amour fou de la France et des français.

      En rentrant en France je vais donc perdre cette facilité à évoluer et à vire-volter professionnellement, je vais gagner des salaires moins élevés, vivre dans des logements peut-être plus petits et la rue va redevenir un territoire dinsécurité. Mais je vais avoir plus de chances dexercer ma spécialité qui est aussi ma passion, je vais voir grandir ma nièce, je vais pouvoir retrouver lenvironnement culturel qui ma manqué, retrouver mes amis et la spontanéité des échanges avec eux et jaurai peut-être la chance de rencontrer un amoureux français avec les mêmes valeurs que les miennes

      Une petite note finale adressée à ceux qui sinquiètent de lamitié avec les québécois : je laisserai derrière moi quelques bons amis québécois, en avoir est un coup de chance, mais cest possible ! Et ce sont de merveilleux amis !

      Voilà, c'était le bilan rapide de mes presque 11 ans de vie à Montréal. Je rentre en France à la mi-juin et je me sens libérée après des années à espérer ce retour !

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